Avec trois cas de COVID-19, l'école primaire la Grande-Hermine devient la deuxième de la région à être considérée comme un foyer d'éclosion du virus.
Avec trois cas de COVID-19, l'école primaire la Grande-Hermine devient la deuxième de la région à être considérée comme un foyer d'éclosion du virus.

Une deuxième école primaire de Québec en éclosion

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Un nouveau cas de COVID-19 a été confirmé vendredi à l’école la Grande-Hermine de Limoilou. Avec trois enfants infectés, le milieu scolaire de niveau primaire devient le deuxième de la région considéré comme un foyer d’éclosion du virus.

Lundi dernier, Le Soleil rapportait deux premiers cas à l’école primaire de l’arrondissement de la Cité-Limoilou. Les parents des élèves en avaient été informés par courriel.

Puis, dans un message transmis vendredi, la Direction régionale de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale fait état d’un troisième enfant atteint de la COVID-19. Au total, on compte donc «un enfant dans une classe de maternelle et deux enfants d’une même classe de troisième année» qui sont touchés. 

«Le dernier enfant qui a développé la COVID-19 avait été en contact étroit avec un cas survenu précédemment à l’école […] Toutefois, le dernier enfant qui a développé la COVID-19 était isolé à la maison et il n’a pas été présent à l’école pendant sa période de contagiosité», précise le CIUSSS dans son communiqué.

L’école de la Grande-Hermine accueille 350 élèves, de la maternelle quatre ans à la sixième année.

Il s’agit de la deuxième école à se retrouver en situation d’éclosion depuis le début de l’année scolaire.

Situation à Dominique-Savio

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale confirmait mercredi la première éclosion dans une classe-bulle dans la région, à l’école primaire Dominique-Savio, également dans Limoilou. Samedi, le nombre de cas au sein du personnel et des élèves de l'école a grimpé à huit.

Un membre du personnel, un enfant d'une classe de première année et et six élèves d'une même classe de 6e année sont ceux qui ont contracté la maladie, énumérait samedi soir la porte-parole du Centre de services scolaire de la Capitale, Véronique Gingras.

On parle d’éclosion, parce que «deux cas reliés épidémiologiquement ont été détectés au sein seulement de cette classe», pouvait-on lire dans un communiqué émis par le CIUSSS mercredi, le jour même de l'annonce de l'éclosion. La classe-bulle touchée par les deux premiers cas de COVID-19 avait alors été mise en isolement.

«La situation est contrôlée puisque les enfants étaient déjà en isolement préventif au moment de la déclaration de l’éclosion», avait déclaré Dr Girard, directeur de santé publique par intérim au CIUSSS de la Capitale-Nationale mercredi.

Par ailleurs, des cas ont été recensés dans une quinzaine d’écoles de la région depuis la rentrée scolaire, mais elles demeurent «sécuritaires et ouvertes».

La Direction régionale de santé publique rapportait jeudi avoir mis «en place des mesures d’isolement dans plusieurs écoles de la région, puisqu’au moins une personne infectée à la COVID-19 a fréquenté ce milieu».

Depuis le 9 septembre, le CIUSSS a cessé temporairement de diffuser une liste exhaustive des établissements scolaires touchés, «en raison de disparités entre les diverses listes qui circulent actuellement», écrivait-on jeudi.

Du côté de Chaudière-Appalaches, le CISSS rapportait jeudi une éclosion à l’école primaire des Deux-Rives de Saint-Georges, en Beauce, alors qu’au moins deux cas liés entre eux étaient recensés.

D’autres cas isolés sont aussi recensés dans d’autres écoles du territoire. Le CISSS doit publier «très prochainement» un bilan des écoles sous surveillance ou en éclosion dans la région, a-t-on assuré.