Des informations non confirmées par la direction de santé publique de la Capitale-Nationale veulent que la personne infectée, une résidente du quartier Montcalm, se serait promenée dans l’immeuble où elle habite, sur les Plaines d’Abraham et ailleurs dans le secteur.
Des informations non confirmées par la direction de santé publique de la Capitale-Nationale veulent que la personne infectée, une résidente du quartier Montcalm, se serait promenée dans l’immeuble où elle habite, sur les Plaines d’Abraham et ailleurs dans le secteur.

Une autre résidente de Québec atteinte de la COVID-19 aurait fait fi des consignes d’isolement

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Une autre résidente de Québec atteinte de la COVID-19 n’aurait pas respecté les consignes d’isolement, a appris Le Soleil.

Des informations non confirmées par la direction de santé publique de la Capitale-Nationale veulent que la personne infectée, une résidente du quartier Montcalm, se serait promenée dans l’immeuble où elle habite, sur les Plaines d’Abraham et ailleurs dans le secteur. 

Sans commenter ce cas en particulier, le CIUSSS nous a expliqué que «lorsqu’une personne ne collabore pas adéquatement, nous intensifions nos mesures de surveillance avec la collaboration des corps policiers».

«Nous pouvons émettre en moins de 24 heures un «Ordre d’isolement et de respect des directives pour éviter toute contagion», en vertu des Articles 103, 106 et 108 de la Loi sur la santé publique», explique dans un courriel la porte-parole Annie Ouellet.

Afin de s’assurer que la personne s’astreigne à un isolement obligatoire, une surveillance policière de proximité serait alors assurée pendant 72 heures, ajoute la porte-parole du CIUSSS. «La personne pourrait sortir à l’extérieur pour prendre l’air, suivant son désir et dans la mesure du raisonnable, mais ne pourrait s’éloigner», précise-t-elle.

«Si cette personne devait persister à désobéir aux consignes, un «Arrêt d’agir» entrerait alors en force et la personne serait prise en charge et conduite dans un endroit où la direction de la santé publique pourrait assurer le respect des consignes sanitaires», poursuit Mme Ouellet, qui ne précise pas ce qui a été fait dans le cas de la résidente du quartier Montcalm.

Le CIUSSS assure que sa «priorité ultime est la sécurité et la santé des résidents du territoire de la Capitale-Nationale» et que «toute mesure à notre disposition sera mise en place afin d’en assurer la réalisation».

Vendredi, les policiers de Québec ont dû intervenir auprès d’une jeune femme dans la vingtaine atteinte de la COVID-19 qui n’a pas respecté les consignes d’isolement. Celle-ci aurait fréquenté au moins un restaurant et pris le transport en commun, entre autres.  

La jeune femme, qui a été retrouvée chez un ami, dans le quartier Limoilou, a été conduite dans un centre de santé désigné (l’Institut universitaire de santé mentale de Québec), où elle a été mise en isolement.

En entrevue au Soleil, mercredi, le directeur de la santé publique de la Capitale-Nationale, le DFrançois Desbiens, a souligné que l’isolement est un processus «très rigoureux». «La personne doit demeurer chez elle, se faire livrer ou apporter l’épicerie ou la pharmacie. On se fie sur la collaboration de la personne, mais aussi de ses proches», dit le Dr Desbiens. 

Le médecin insiste : «La personne doit rester dans la maison, à moins d’avoir à sortir pour une consultation médicale urgente, auquel cas elle doit contacter la direction de santé publique pour que celle-ci puisse informer l’établissement de santé de son arrivée. Elle peut s’y rendre avec sa propre voiture ou en ambulance si elle est trop malade, mais pas en transport en commun ou autrement. Et elle doit porter un masque» dès qu’elle sort de chez elle, détaille le Dr Desbiens. 

Aller prendre une marche à l’extérieur? «On ne le recommande pas. La personne pourrait rencontrer des gens, ne pas respecter la distanciation sociale, se mettre à jaser avec quelqu’un trop longtemps. Donc la consigne, c’est de rester à la maison», dit le directeur de la santé publique.