Comment s'appellera le futur tramway? Le maire de Québec n’a pas exclu de solliciter les suggestions des citoyens. Pour les stations sur le parcours, les idées pleuvent déjà.

Un tramway désiré à nommer

La Ville de Québec pourrait demander l’aide de la population pour baptiser son nouveau bébé en gestation.

«On a essayé de trouver un nom avant de sortir [le projet de réseau structurant de transport en commun] mais on n’a pas eu l’idée de génie, ça fait qu’on a attendu un peu», a reconnu Régis Labeaume, mercredi. Il veut cependant s’y attaquer plus tôt que tard.

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Le maire de Québec n’a pas exclu de solliciter les suggestions des citoyens. Il est au courant du concours Donne un nom au train de la Ville d’Ottawa, qui a demandé à des jeunes de nommer les 40 voitures de son nouveau réseau de train léger. Il a ajouté l’exemple de Metz, en France, dont le service rapide par bus (SRB) s’appelle Mettis. Le nom a été choisi par le public parmi trois finalistes. «Mettis, c’est venu me chercher. C’est vraiment beau ça là», a soufflé M. Labeaume. 

À Québec, une consultation populaire a déjà été organisée pour nommer la place des Canotiers, qui a remplacé l’ancien stationnement Dalhousie dans le Vieux-Port. 

Trambus, pas une invention

Nouveauté de la semaine à Québec, le mot trambus n’est pas pour autant une invention, a convenu le maire en entrevue au Soleil. La ville de Nîmes et le trio Anglet-Bayonne-Biarritz sur la côte basque, en France, l’utilisent pour leur réseau de bus à haut niveau de service (BHNS), pensé comme un tramway, mais desservi par des autobus. 

Selon le maire de Québec, la fréquence élevée des passages et le choix du tout électrique du futur SRB qui reliera Beauport à Sainte-Foy (et possiblement Lévis) justifient l’appellation générale trambus, à laquelle pourrait s’ajouter un nom plus commercial. 

Pour les stations du tramway, les suggestions de noms pleuvent déjà, révèle M. Labeaume. La consule de France, par exemple, aimerait bien que le nom de son pays se retrouve quelque part sur le réseau. D’autres personnes veulent s’assurer qu’il y ait des noms de femmes. 

Le maire ne dit pas non, même s’il a un penchant pour les noms très terre à terre. «Moi, je trouve que station 41e Rue, c’est clair, on sait où c’est. […] La station souterraine Cartier, ça dit ce que ça veut dire», lance-t-il. «On verra.»