Amina Khilaji dénonce, dans une vidéo diffusée sur Facebook, le manque de personnel, notamment de préposés aux bénéficiaires (PAB), la plupart des nuits alors que de nombreux résidents sont infectés de la COVID-19 dans la résidence où elle travaille.
Amina Khilaji dénonce, dans une vidéo diffusée sur Facebook, le manque de personnel, notamment de préposés aux bénéficiaires (PAB), la plupart des nuits alors que de nombreux résidents sont infectés de la COVID-19 dans la résidence où elle travaille.

Un témoignage poignant d'une volontaire dans un CHSLD devient viral sur les réseaux sociaux [VIDÉO]

Une vidéo postée sur Facebook dimanche soir par une volontaire en CHSLD est devenue virale en l’espace de quelques heures.

Amina Khilaji dénonce le manque de personnel, notamment de préposés aux bénéficiaires (PAB), la plupart des nuits alors que de nombreux résidents sont infectés de la COVID-19 dans la résidence où elle travaille. «Je devais être un soutien aux PAB et il n’y a PAS de PAB avec moi une nuit sur deux. Physiquement, expliquez-moi comment c’est possible de changer ces gens toute seule? Sans les blesser? Sans risquer leur vie pour ceux en fin de vie atteints du Covid en train de s’étouffer la bouche pleine de sécrétions? Je ne suis pas formée pour ça. Cette nuit, nous avons changé 45 culottes ma sœur et moi. 45!», écrit-elle sur son mur Facebook.

La dame n'identifie pas l'établissement.

Âgée de 28 ans, Mme Khilaji se dit fatiguée et en colère contre le gouvernement. «Il y a des gens qui doivent se regarder en pleine face par rapport au fait qu’ils ont ignoré les travailleurs de la santé durant de nombreuses années.»

Dans son témoignage filmé, elle raconte également qu’une volontaire retraitée en physiothérapie était en pleurs lorsqu’elle est arrivée à l’étage. «Une dame pleurait pis m’a dit “je ne suis pas capable”. Là on a des retraités fatigués qui ont déjà assez donné dans leur vie. On leur fait faire des shifts de nuit. On les laisse tous seuls sur leur étage. Moi, le mieux que je peux faire, c’est être volante sur tous les étages pour aider à changer les culottes. […] Moi aussi j’ai envie de m’en aller, […] moi aussi j’ai envie de dormir. […] Je vais rester pareil, mais il n’y a personne.»

Pour avoir du matériel supplémentaire, elle doit déranger une infirmière, mais elle n’a pas le droit de quitter son étage, dit-elle.  

La députée de Québec solidaire de Taschereau, Catherine Dorion a de son côté publié une vidéo dans laquelle elle fait état d'une lettre que lui a envoyée Mme Khilaji.