L'organisation d'Événement Carrières note un record vingt ans d’existence, non seulement du point de vue des offres d’emploi, mais aussi du nombre d’exposants et de visiteurs attendus.

Un salon de l'emploi d'envergure inégalée à Montréal

MONTRÉAL — Pas moins de 10 000 emplois seront proposés au Palais des congrès de Montréal cette semaine au cours d’un salon de l’emploi d’une envergure inégalée, sur fond de pénurie de main-d’œuvre.

Le président-fondateur de l’Événement Carrières, Éric Boutié, fait état d’un record en vingt ans d’existence, non seulement du point de vue des offres d’emploi, mais aussi du nombre d’exposants et de visiteurs attendus.

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, M. Boutié a souligné que la fonction publique du Québec et du Canada seront bien représentées, de même que des entreprises issues de partout à travers la province grâce à la participation de municipalités régionales de comté.

Avec des employeurs selon lui «de plus en plus en mode séduction», l’évènement, qui prendra place mercredi et jeudi, cherche à ratisser large.

«Qu’on ait un diplôme de secondaire 5, un baccalauréat ou une maitrise, on peut trouver un emploi au salon. Qu’on soit un étudiant fraichement diplômé ou une personne semi-retraitée qui veut peut-être retourner à temps partiel sur le marché du travail, on peut trouver un emploi», soutient M. Boutié.

En plus des étudiants et des ainés, les personnes vivant avec un handicap constituent aussi un groupe de travailleurs convoité, notamment par les centres d’appel.

Parmi les 275 entreprises qui prendront part au salon, les organisateurs citent en exemple CAA-Québec, Olymel, Industrielle Alliance, Garda, le Mouvement des caisses Desjardins et Pratt &Whitney.

«Volatilité» du marché

Avec une nouvelle cohorte de travailleurs moins portés à conserver le même emploi sur une longue période, le défi des employeurs se situe tant au niveau du recrutement que de la rétention, estime M. Boutié.

Et il constate que les millénariaux ne sont pas attirés par les mêmes incitatifs que les générations précédentes.

«Ce n’est plus un salaire et un régime de retraite généreux, c’est autre chose, explique-t-il. Il faut offrir de la flexibilité du temps de travail, du télétravail, un environnement beaucoup moins hiérarchisé qu’auparavant, des projets, de l’autonomie et des incitatifs sur place.»

M. Boutié illustre que certaines entreprises vont jusqu’à offrir des repas gratuits, un massothérapeute sur le lieu de travail ou encore un remboursement des frais de déplacement en transport collectif.

Pour se mettre eux aussi au diapason des jeunes travailleurs, les organisateurs du salon invitent d’ailleurs les visiteurs à télécharger gratuitement l’application ECarrières pour faciliter les échanges avec les exposants.