Le club de golf de Cap-Rouge, qui célèbre cette année ses 60 ans, doit obtenir l’aval des autorités municipales pour un changement de zonage. Actuellement, il est classé dans la catégorie non résidentielle.

Un projet résidentiel au Golf de Cap-Rouge

Le Club de golf de Cap-Rouge projette la construction d’immeubles de six à huit étages sur des terrains jugés excédentaires pour pérenniser ses activités.

Le président du club, Jean-F. Keable, s’est récemment inscrit au registre des lobbyistes pour faire des représentations auprès de la Ville de Québec. 

Dans le document rendu public, on peut y lire que la démarche vise à «obtenir les modifications du zonage récréatif actuel pour permettre la construction d’immeubles (par un zonage résidentiel) sur certains terrains excédentaires au parcours de golf».

Il est aussi mentionné que ces constructions seraient d’une hauteur de six à huit étages (condos ou jumelés) sur des terrains en partie boisés. Tout ça dans le but «d’assurer la pérennité des activités actuelles et les développer […]»

Joint par Le Soleil, M. Keable explique que le projet est encore très embryonnaire. Tellement, que l’ensemble des membres ne sont pas encore tous au fait des démarches entreprises. 

Il préfère donc demeurer discret sur le nombre envisagé d’unités d’habitation et le positionnement des bâtiments sur le terrain de 673 400 mètres carrés. Chose certaine, des promoteurs se sont déjà montrés intéressés à développer ce type de résidence sur les terrains visés.

«On sait qu’il y en a. Mais pour l’instant, on ne leur parle pas, lance le président. Nous voulons avant tout faire nos démarches auprès de la Ville.»

En effet, le club, qui célèbre cette année ses 60 ans, doit obtenir l’aval des autorités municipales pour un changement de zonage. Actuellement, il est classé dans la catégorie non résidentielle. 

Comme bien des golfs au Québec, celui de Cap-Rouge doit composer avec le vieillissement de ses membres et les défis liés à assurer la relève. 

Sans dire que les finances sont en péril, l’année 2018 a été plus difficile pour des raisons conjoncturelles, souligne M. Keable. Il maintient que les membres sont toujours au rendez-vous, mais qu’il faut évaluer la possibilité de diversifier les activités, d’où l’étude du projet pour lequel il ne fixe aucune échéance.

La conseillère responsable de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Marie-Josée Savard, confirme que le dossier est entre les mains des fonctionnaires de la Ville, sans pouvoir en dire davantage puisqu’elle n’avait pas encore pris connaissance des détails du projet.