La déambulation chorégraphique intitulée «Installations mouvantes», pièce-phare du répertoire de Mandoline hybride, prendra l’affiche lors du premier festival Furies.

Un premier festival de danse contemporaine en Gaspésie

AMQUI – En organisant le premier festival Furies à Marsoui, la compagnie Mandoline hybride fait le pari qu’il y a un public pour la danse contemporaine professionnelle en Gaspésie. L’événement se tiendra du 26 au 28 juillet dans ce village de moins de 300 habitants.

La programmation propose cinq numéros de danse, deux ateliers, une causerie, deux cocktails et une projection de cinédanse à la belle étoile. Toutes les activités sont gratuites.

Les festivaliers pourront se retrouver au cœur d’une déambulation chorégraphique intitulée Installations mouvantes, qui est la piècephare du répertoire de Mandoline hybride. «Avec une accordéoniste et un tromboniste, les danseurs démarrent un parcours et le public marche avec eux», explique la directrice générale et artistique de Mandoline hybride, Priscilla Guy.

Le festival accueillera également l’installation d’Aurélie Pedron nommée Aquarium. «Il s’agit d’une boîte lumineuse dans laquelle on voit la performeuse bouger lentement dans un espace confiné, décrit l’organisatrice de Furies. C’est une œuvre contemplative. C’est un tableau vivant.» L’une des figures de proue du hip-hop de Montréal, Alexandra «Spicey» Landé, fait aussi partie de la programmation avec quatre danseuses qui produiront In-Beauty. «Elles s’inspirent des codes de la danse de rue», mentionne Priscilla Guy.

Hypermasculinité

Par ailleurs, le public aura l’occasion de voir AKO, une chorégraphie du collectif Danza Descalza, composé de trois danseuses. «Elles combinent les danses traditionnelles afro-colombiennes avec la danse contemporaine», souligne la porte-parole de Furies. Enfin, cinq danseurs débarqueront en Haute-Gaspésie pour interpréter Children of Chemistry. «Le chorégraphe Sébastien Provencher s’intéresse aux clichés d’hypermasculinité de la mode et du sport», explique Mme Guy.

Après une dizaine d’années à Montréal, Mandoline hybride a, l’an dernier, déménagé son siège social et s’est doté d’un espace de résidence d’artistes à Marsoui. «On avait envie d’avoir un espace plus tranquille pour travailler», fait savoir la fondatrice de la compagnie et danseuse professionnelle, Priscilla Guy.