Aucun cannabis ne sera vendu sur place, le gouvernement du Québec ayant refusé de s’associer à l’événement.

Un premier festival de cannabis tente sa chance à Québec

Un premier festival célébrant le cannabis tente sa chance à Québec, malgré les lois et les règlements encadrant la consommation de cette substance en public.

Le CanFest aura lieu le 23 mai 2020, dans un lieu qui reste à confirmer. Les organisateurs voulaient au départ que l’événement se tienne dans un parc clôturé, mais la Ville de Québec n’a pas voulu déroger à son règlement, qui interdit de consommer du cannabis dans un lieu public.

«On a dû faire une croix sur de beaux terrains, qui étaient prêts à accueillir notre événement», déplore Awa Diagne. Celui-ci se tiendra donc dans un lieu privé — un grand stationnement par exemple —, et sera ouvert aux plus de 18 ans, ou aux plus de 21 ans, si le gouvernement du Québec change l’âge légal pour consommer du cannabis d’ici là. 

«On veut que ce soit un festival éducatif en journée et en soirée, on tombe dans un mode plus festif», explique Mme Diagne, une animatrice radio qui a fondé la compagnie CanEmpire, axée sur le divertissement lié au cannabis. 

Le CanFest réunira des kiosques d’information sur le cannabis récréatif et médicinal, des spectacles musicaux et d’humour, de même que des camions de cuisine de rue. 

Aucun cannabis ne sera vendu sur place, le gouvernement du Québec ayant refusé de s’associer à l’événement. Les festivaliers pourront toutefois entrer sur le site avec jusqu’à 30 grammes de cannabis légal dans leurs poches, le maximum prévu par la loi. 

«Ce qu’on veut, c’est briser les tabous et les préjugés associés au cannabis. Il y en a encore beaucoup, même si ça fait un an que c’est légal», juge Mme Diagne. 

Elle espère qu’avec les années, les lois et règlements entourant le cannabis s’assouplissement, afin de bonifier l’événement. «Il y a beaucoup de contraintes, alors ce ne sera pas le festival qu’une personne qui consomme du cannabis imagine dans ses rêves», avertit-elle. 

Mais Mme Diagne ne perd pas espoir qu’un jour, la Ville de Québec soit plus conciliante. Si la formule fonctionne, CanEmpire prévoit organiser des événements semblables ailleurs au pays.