Le piéton a été happé par au moins un véhicule à l’intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, au centre-ville de Québec.
Le piéton a été happé par au moins un véhicule à l’intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, au centre-ville de Québec.

Un piéton happé sur le trottoir dans Saint-Roch

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Un piéton a été gravement blessé après avoir été happé sur le trottoir, mardi matin, à l’intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, au centre-ville de Québec.

Vers 10h, le conducteur d’une voiture Toyota circulant sur la rue de la Couronne en direction nord aurait brûlé un feu rouge. Il aurait ensuite percuté un VUS qui circulait sur le boulevard Charest et celui-ci aurait happé un sexagénaire qui se trouvait sur le trottoir.

Jean-François Bourbeau et Cynthia Maranda marchaient à proximité de cette intersection lorsqu’ils ont été témoins de l’accident. Ils ont vu la victime projetée sur plusieurs mètres sous la force de l’impact.

M. Bourbeau a été le premier à porter assistance au piéton. «Quand je lui ai demandé s’il était encore conscient, il a cligné deux fois des yeux, raconte-t-il. Mais il ne parlait pas. Il était semi-conscient.»

Mme Maranda a appelé le 9-1-1 sur son téléphone cellulaire. Une ambulance est rapidement arrivée. Le septuagénaire a été conduit d’urgence à l’hôpital, où il est soigné pour de graves blessures.

Une mère et son bébé se trouvaient à l’intérieur du VUS qui a été happé. Ils ont subi des blessures mineures, tout comme le conducteur de la voiture.

Le conducteur de la voiture a été questionné par des policiers. Il «aurait omis de s’immobiliser au feu rouge», indique Cyndi Paré, porte-parole de la police de Québec. Il pourrait faire face à des accusations criminelles.

Un large périmètre de sécurité a été dressé autour de la scène de l’accident pour permettre aux enquêteurs de la reconstituer.

La circulation a été entravée dans le secteur pendant près de deux heures et demie.

Les feux rouges ignorés sont fréquents à l’intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne. Tous les soirs, Claude Girard passe par là à la sortie du travail. «Je compte au moins deux voitures chaque fois qui brûlent le feu rouge», remarque-t-il.

M. Girard croit que les automobilistes interprètent mal le feu jaune. «Si on n’est pas engagé dans l’intersection, on doit se préparer à arrêter et non accélérer au feu jaune comme plusieurs le font.»