Le nouveau centre d’accueil du parc de la Pointe-De la Martinière à Lévis

Un parc de conservation juste au-dessus du troisième lien [VIDÉO]

La diversité naturelle du parc de la Pointe-De la Martinière pourra être totalement préservée, assure le maire de Lévis Gilles Lehouillier, même si le tunnel du troisième lien entre Québec et Lévis doit être construit juste en-dessous.

«Avec l’option que le gouvernement a retenue, on minimise les impacts non seulement à l’île d’Orléans, mais aussi dans le territoire de Lévis», a soutenu M. Lehouillier mercredi, alors qu’il procédait à l’ouverture officielle du pavillon d’accueil du parc de la Pointe-De la Martinière. 

Cet immense parc de conservation de 125 hectares (une fois et demie les plaines d’Abraham de Québec) est situé au sud de la route Lallemand, soit directement dans le tracé du troisième lien. Mais le tunnel sera creusé à une telle profondeur qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le parc, croit M. Lehouillier. 

Le tracé présenté par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) prévoit que la sortie du tunnel se fera tout près de l’autoroute 20, et non en bordure du fleuve. «Il est certain qu’au niveau des pentes, c’est à peu près impossible que ça puisse sortir ici dans le parc régional de la Pointe-De la Martinière», affirme M. Lehouillier. L’option d’un tunnel au lieu d’un pont était aussi privilégiée par la Ville de Lévis, «puisque les impacts vont être limités» sur son territoire. 

Sentiers

Après avoir investi 1,2 millions $ pour construire un pavillon d’accueil dans ce parc, la Ville de Lévis a l’intention de poursuivre sa mise en valeur. D’ici deux ans, 12 kilomètres de sentiers pédestres et de vélo seront aménagés et des belvédères seront construits afin de donner des points de vue sur l’île d’Orléans et le fleuve Saint-Laurent. La Ville songe également à confier l’animation du site à une organisation citoyenne et à prévoir des sentiers aménagés en hiver. 

Le parc de la Pointe-De la Martinière est une bordure fluviale laissée à l’état sauvage. De petits animaux y vivent et les visiteurs peuvent entre autres y observer la Gentiane de Victorin, une plante menacée au Québec. 

Le site revêt également une importance patrimoniale pour Lévis puisqu’il témoigne d’une occupation amérindienne qui s’étend de 10 000 à 3000 ans avant notre ère, indique un communiqué de la Ville. Vers 1650, ses terres ont été parmi les premières à être cultivées au Québec et en 1909, le fort de La Martinière, dont il reste quelques vestiges, y a été construit.

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LÉVIS PRÉPARE SES DEMANDES ÉLECTORALES

Le maire de Lévis Gilles Lehouillier prépare ses demandes en vue des élections fédérales de l’automne.

Il aimerait que les candidats aux élections se mouillent et promettent que la ferme Chapais devienne un grand parc ouvert à tous, comme la Ville le souhaite depuis plusieurs années déjà. Cette ferme expérimentale, dont les activités ont été transférées à Saint-Augustin, est devenue un bien excédentaire pour le gouvernement du Canada, qui n’a pas encore décidé ce qu’il en fera.

Comme la ferme Chapais est située au nord du chemin des Îles, tout près de la raffinerie Valero, le maire Lehouillier n’a «pas beaucoup d’ouverture pour l’habitation dans ce parc-là», pour des raisons de sécurité et de bon voisinage. Le maire y voit plutôt un endroit idéal pour faire un pique-nique ou installer des jardins communautaires. 

Petits aérodromes

M. Lehouillier dit également procéder à un «travail de coulisses» en ce moment, afin de sensibiliser les candidats fédéraux à la problématique des citoyens qui vivent près des petits aérodromes. 

La Ville de Lévis a épuisé tous ses recours devant les tribunaux pour faire cesser les activités de parachutisme à l’aérodrome de Pintendre. Les tribunaux ont tranché : le gouvernement fédéral a tous les pouvoirs en ce qui concerne les aérodromes et les villes n’en ont pas. 

Le maire espère maintenant convaincre le parti fédéral qui prendra le pouvoir cet automne de modifier la loi ou des règlements afin que les citoyens qui vivent à proximité puissent être consultés avant que divers permis soient octroyés à un aérodrome. Il plaide que les villes ont l’obligation de vérifier «l’acceptabilité sociale» de leurs projets d’aménagement avant d’aller de l’avant, ce que devrait aussi faire le gouvernement fédéral.