Un octogénaire meurt d'hypothermie à côté d'une résidence pour personnes âgées

Un homme souffrant d'Alzheimer est mort, vraisemblablement d'hypothermie, quelques heures après que sa disparition eut été signalée de la résidence pour personnes âgées où il habitait à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.

La victime, Jean-Guy Pronovost, était âgée de 88 ans.

Sa disparition a été signalée mercredi, à 22 h 26, au Service de police Saint-Jean-sur-Richelieu. C'est d'ailleurs un des premiers policiers arrivés sur les lieux qui a découvert la victime aux abords de la résidence pour aînés située sur la rue Jacques-Cartier Sud.

Une porte-parole du Service de police Saint-Jean-sur-Richelieu, Isabelle Poirier, a indiqué vendredi en entrevue à La Presse canadienne que Jean-Guy Pronovost était toujours en vie au moment de sa découverte, mais qu'il est décédé très tôt jeudi matin à l'Hôpital du Haut-Richelieu.

«Un examen préliminaire du corps de la victime (par le coroner) démontre qu'il est possiblement décédé d'hypothermie», a indiqué l'agente Poirier, vendredi après-midi.

«Des examens supplémentaires devront être effectués avant de confirmer la cause exacte du décès», a-t-elle cependant souligné.

Un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) et une technicienne en identité judiciaire de la SQ collaborent aussi à l'enquête.

Les policiers devaient notamment rencontrer des témoins et des employés de cette résidence pour aînés. Ils devaient aussi analyser les images captées par des caméras de surveillance afin de déterminer combien de temps Jean-Guy Pronovost est demeuré à l'extérieur, par un temps glacial, avant que sa disparition soit signalée et qu'il soit enfin retrouvé.

Le 20 janvier dernier, la mère de l'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe était décédée d'hypothermie dans des circonstances similaires. Hélène Rowley Hotte Duceppe avait été découverte sans vie à l'extérieur de la Résidence Lux Gouverneur à Montréal. Le rapport du coroner, rendu public le 18 juin, confirmait son décès d'hypothermie au bout de plusieurs heures, et non d'un malaise. Ce rapport révélait d'ailleurs une série de lacunes de la résidence pour personnes âgées où elle logeait.

Parmi ses recommandations, la coroner suggérait notamment de désigner une personne pour surveiller les caméras de surveillance et s'assurer de la sécurité des résidants.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Bien lire que l'agente Isabelle Poirier est la porte-parole du Service de police Saint-Jean-sur-Richelieu qui mène l'enquête. Une version précédente indiquait erronément qu'elle était la porte-parole du SPAL.