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Cet été, si tout va bien, un nouveau parc public de plus de 100 000 $ devrait apparaître sur le chemin Sainte-Foy, au pied de l’avenue Cartier.
Cet été, si tout va bien, un nouveau parc public de plus de 100 000 $ devrait apparaître sur le chemin Sainte-Foy, au pied de l’avenue Cartier.

Un nouveau parc public grâce à un petit projet étudiant devenu grand

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
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Au début, il y a trois ans, c’était un petit projet étudiant : améliorer le terrain en face de l’école Joseph-François-Perrault en installant quelques bancs de bois, quelques plantes. Puis l’ambition des ados a gonflé… Cet été, si tout va bien, un nouveau parc public de plus de 100 000 $ devrait apparaître sur le chemin Sainte-Foy, au pied de l’avenue Cartier.

«D’habitude, on parle de 5000 $ dans un gros projet étudiant», souligne Doreen Perreault, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire qui a accompagné les jeunes dans l’aventure. «Ça a pris une telle ampleur…»

Les élèves entrepreneurs ont toutefois appris que les rêves ne se matérialisent pas sans effort. Et qu’il faut parfois contenir son ambition.

Forts du succès d’une récente campagne de sociofinancement de 23 000 $, ils étaient prêts à lancer le chantier. «On espérait rapidement signer les contrats», raconte Mme Perreault. Mais le ministère de l’Éducation et le Centre de services scolaire local leur ont rappelé que les contrats publics de cette ampleur sont soumis à de nombreuses contraintes, de nombreuses règles légales. «C’est tellement devenu gros.» 

Le dossier subit donc un examen en haut lieu. Un délai qui rend nerveux tandis que les médias évoquent une flambée des prix dans la construction. «À cause du délai que ça nous impose, on risque une explosion des coûts. […] Plus on attend, plus les tarifs vont augmenter.»

Cet été, si tout va bien, un nouveau parc public de plus de 100 000 $ devrait apparaître sur le chemin Sainte-Foy, au pied de l’avenue Cartier.

Phase 1

L’espoir est néanmoins sauf, avance Doreen Perreault. D’autant que les jeunes ont choisi de scinder les plans en deux phases pour pouvoir réaliser l’essentiel de l’«Espace collectif JFP» dès l’été avec les sous qu’ils ont amassés jusqu’ici, soit environ 90 000 $ à 100 000 $. «On s’est dit : “Ce sera mieux un tiens que deux tu l’auras”.»

Pour livrer l’ensemble de leur vision, ils auraient besoin d’environ 135 000 $. Cela permettrait de bonifier l’aménagement, d’ajouter plus de végétaux, plus de mobilier urbain, plus de couleurs et de lumières. «C’est un projet évolutif en fonction du budget qu’on a.»

Les jeunes ont choisi de scinder les plans en deux phases pour pouvoir réaliser l’essentiel de l’«Espace collectif JFP» dès l’été avec les sous qu’ils ont amassés jusqu’ici, soit environ 90 000 $ à 100 000 $.

Si le OK des autorités arrive rapidement, la troupe de Joseph-François-Perrault pense encore être capable d’inaugurer le cœur du parc d’ici l’été : le sentier central et ses trois grands modules.

Et si des bailleurs de fonds se manifestent, Doreen Perreault aimerait compléter la phase 2 à la prochaine rentrée scolaire. «On espère inaugurer la version finale cet automne.»

«Pour l’instant, on est juste satisfait d’avoir l’essentiel du budget pour pouvoir commencer la construction, pour réaliser le bout le plus essentiel, le plus central», laisse tomber Mme Perreault. «On a hâte que le mobilier urbain arrive pour pouvoir garnir de végétaux.»

Agrandissement

Soulignons qu’il y aura beaucoup d’ouvriers dans le secteur, l’établissement scolaire entamant le chantier d’agrandissement qui ajoutera 13 classes et un gymnase dans un nouveau bâtiment situé à l’arrière. Un projet d’une quinzaine de millions de dollars.