A couple holding alarm clocks kiss in front of the Pantheon during a demonstration of the supporters of same-sex civil union \"to wake up Italia\" on January 23, 2016 near the Pantheon in central Rome. Italy is the only major Western European country not to have enacted legislation allowing gay couples to have their relationships legally recognised and protected. A bill, which the Senate will start examining on Thursday, is the first to get to parliament. The draft legislation will enable same-sex couples to commit themselves to one another before a state official, to take each other's names and, in certain circumstances, adopt each other's children and inherit each other's residual pension rights. AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI

Un «kiss-in» pour dénoncer un geste homophobe

Un «kiss-in» de solidarité se tiendra ce lundi, en début de soirée, dans l'est de Montréal, afin de dénoncer un acte homophobe commis récemment et de réaffirmer le droit de tous et toutes de pouvoir montrer de l'affection publiquement.
Les organisateurs, Gai Écoute et le Conseil québécois LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) prévoient que des centaines de personnes - dont des politiciens et autres personnalités publiques - vont participer ou être de l'événement, qui aura lieu sur la Place Simon-Valois, près du métro Joliette
La manifestation se veut une réponse à l'incident disgracieux survenu le 30 avril dernier dans l'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve.
Le directeur général de Gai Écoute, Pascal Vaillancourt, a rappelé qu'un groupe d'hommes s'en était pris verbalement et physiquement à deux hommes qui s'étaient embrassés sur la rue.
Une plainte a d'ailleurs été déposée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Manifestation «pacifique»
En réplique, les deux mouvements tiendront ce «kiss-in», une manifestation qui se veut «pacifique pour dénoncer cet acte homophobe violent».
M. Vaillancourt a signalé que, trop souvent, des actes homophobes sont commis. Il a rappelé que tous et toutes pouvaient dénoncer ces gestes, notamment en passant par la ligne de Gai Écoute.
«A chaque jour des plaintes sont déposées, ce qui prouve qu'il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment sur le plan de la reconnaissance sociale», a-t-il dit.
«Encore aujourd'hui il y a de l'intimidation dans les écoles, des jeunes véhiculant des termes comme ''tapette'' ou ''fifi'' pour se moquer des choix d'autres jeunes», a-t-il déploré.