L'homme a été blessé durant l'arrestation et a été transporté en ambulance à l'hôpital.
L'homme a été blessé durant l'arrestation et a été transporté en ambulance à l'hôpital.

Un homme arrêté pour avoir menacé la ministre Guilbault

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Un homme armé qui aurait proféré des menaces de mort sur les médias sociaux contre la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a été arrêté par la police de Québec avec l'aide d'un Taser, lundi après-midi.  

L'homme de 50 ans a été gravement blessé durant l'arrestation et a été transporté en ambulance à l'hôpital. Au moment d'écrire ces lignes, son état de santé n'était pas connu. 

Selon les informations obtenues par Le Soleil, l'intervention des policiers a eu lieu à la suite de menaces de mort que le suspect aurait proférées sur les médias sociaux contre Mme Guilbault, qui est aussi vice-première ministre du Québec. 

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui enquête sur cette intervention policière, indique que le quinquagénaire était recherché par les policiers parce qu’il aurait «proféré des menaces de mort contre une personnalité politique».  

Selon le BEI, l’homme, qui aurait été en possession d’un couteau, n’aurait pas voulu obtempérer aux demandes des policiers et ceux-ci auraient dû utiliser leur arme à impulsion électrique (Taser). 

D’autres policiers seraient venus en aide à leurs collègues afin de maîtriser l’homme, selon le BEI. «En le relevant, les policiers auraient vu que le couteau du civil était planté dans son abdomen. Ce dernier aurait été conduit à l’hôpital», indique le BEI.

L'arrestation s'est produite vers 13h30, près de la bibliothèque Étienne-Parent, rue Clemenceau, à Beauport. Selon les informations obtenues par Le Soleil, l'homme arrêté utilisait le réseau internet de la bibliothèque.

Sept enquêteurs du BEI vont se pencher sur cette intervention policière. 

Le BEI enquête quand une personne autre qu’un policier en service décède ou subit une blessure grave ou une blessure causée par une arme utilisée par un policier. 

Hausse du nombre de menaces 

Pendant la pandémie, les menaces proférées en ligne contre les élus ont grimpé en flèche au Québec. La Sûreté du Québec a reçu 300 signalements pour des menaces en ligne contre des élus de l’Assemblée nationale entre le 15 mars et le 15 septembre, par rapport à 53 durant la même période en 2019, c'est-à-dire presque six fois plus.

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Le BEI demande à quiconque aurait été témoin de cet événement de communiquer avec lui via son site web au www.bei.gouv.qc.ca