Le représentant de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes, le sculpteur Anioclès Grégoire et le président de la Commission de la capitale nationale, Jacques Langlois, devant la statue du général Toussaint Louverture.

Un héros haïtien honoré à Québec

Un héros haïtien a été honoré, mercredi, à Québec, par le dévoilement d'une statue en bronze du général Toussaint Louverture dans le parc de l'Amérique-Latine situé dans la basse ville entre le palais de justice et la rivière Saint-Charles.
L'événement s'est déroulé en présence de représentants du président d'Haïti, de la communauté haïtienne de Québec, du gouvernement du Québec, de la Commission de la capitale nationale, de la Ville de Québec et de plusieurs invités.
Le représentant de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes, a souligné le rôle important joué par le général dans l'abolition de l'esclavage à Haïti à la fin du XVIIIe siècle qui a conduit, par la suite, à l'indépendance de son pays. L'action de Toussaint Louverture a aussi ouvert le chemin au mouvement anticolonialiste en Amérique latine.
«Il a été le précurseur de l'indépendance. Il a conduit la seule révolution victorieuse d'esclaves de l'histoire. C'est le plus grand héros afro-américain. Il a fondé le premier État noir et il est considéré comme un grand libérateur des peuples», a affirmé M. Chavannes.
«Avec la statue de Toussaint Louverture, le parc de l'Amérique-Latine est un lieu de mémoire pour les Haïtiens, les Noirs mais aussi pour toutes les personnes qui rêvent de justice et de liberté», a-t-il ajouté.
La statue est l'oeuvre de l'artiste sculpteur Anioclès Grégoire. Le monument a été offert par l'Association haïtienne de Québec.
Le général Toussaint Louverture est décédé en 1803 dans une prison en France après avoir été fait prisonnier par les troupes françaises sous les ordres de Napoléon Bonaparte. L'année suivante, l'indépendance d'Haïti a été proclamée.
La statue du général haïtien se trouve aux côtés de celles de l'écrivain cubain José Marti, du philosophe équatorien Juan Montalvo, du général uruguayen José Gervasio Artigas, de l'homme politique chilien Bernardo O'Higgins et du général vénézuélien Simon Bolivar.