Il y aurait minimalement pour 40 000 $ de dommages au centre de détention de New Carlisle.

Un détenu cause de lourds dommages au centre de détention de New Carlisle

NEW CARLISLE – Un détenu du centre de détention de New Carlisle devrait comparaître sous peu pour répondre minimalement à une accusation de méfait public, en lien avec de lourds dommages causés à la prison vers 14h15 le 30 avril. Il y aurait minimalement pour 40 000 $ de dommages.

En attente de procès dans une autre cause, l’homme a lourdement endommagé et parfois démoli des appareils électro-ménagers tels laveuse et sécheuse, des téléphones, un ou des lavabos, un ou des cabinets de toilette et des composantes de plomberie. Il a aussi endommagé un mur extérieur de la prison, précise Patrick Harvey, du ministère de la Sécurité publique.

«Les dommages ont forcé la fermeture de 16 places du centre de détention, et le déplacement de huit détenus vers d’autres établissements», indique aussi M. Harvey. Il n’a toutefois pas confirmé la valeur des dommages, notant que c’était toujours en évaluation et il ne savait pas si le détenu avait aussi détruit des caméras, comme le suggérait les premiers détails obtenus par Le Soleil.

Le détenu a été contrôlé par les agents des services correctionnels. Bien qu’alertés pour prêter main forte à ces agents, les policiers de la Sûreté du Québec n’ont pas eu à intervenir dans l’enceinte de la prison, demeurant à l’extérieur dans l’éventualité où le détenu arriverait à s’échapper.

Selon les renseignements obtenus par Le Soleil, des dommages considérables ont aussi été causés par l’eau. En outre, le poivre de Cayenne a été utilisé pour maîtriser le détenu. Du personnel du palais de justice adjacent à la prison a été incommodé par le poivre de Cayenne vaporisé ayant circulé dans le système de ventilation commun aux deux édifices.

L’affaire est sous analyse par la Sûreté du Québec, qui refuse de commenter tant que le dossier n’aura pas été transmis à la Direction des poursuites criminelles et pénales et que des accusations auront été portées. Ce n’est qu’à ce moment que le détenu pourra être identifié.