Un Canadien sur deux songe à changer de carrière

En 2012, selon un sondage, un Canadien sur deux envisage sérieusement à réorienter sa carrière ou à changer d'emploi au cours des cinq prochaines années. Une autre enquête révélait que 60 % des Québécois souffrent de «solitude de carrière».
C'est dans cette perspective que l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec (OCCOQ) a choisi de consacrer la Semaine québécoise de l'orientation 2012 aux adultes et à la notion d'employabilité.
La Semaine québécoise de l'orientation aura pour thème Pour un travail à ma mesure et se tiendra du 4 au 10 novembre. On y présentera notamment des ateliers gratuits pour permettre aux adultes de tout âge d'entreprendre une véritable réflexion sur leur situation professionnelle.
Présenté par des conseillers d'orientation dans toutes les régions du Québec, cet atelier aborde toutes les questions liées à l'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.
Pour la région de la Capitale-Nationale, la liste des ateliers gratuits se trouve sur le Web à http://tinyurl.com/cm22j3p, alors que les activités pour les autres régions sont répertoriées à http://sqo.orientation.qc.ca/Activitesregion.aspx/.
Charles-Henri Amherd de l'Université de Sherbrooke estime que quelque 60 % des travailleurs québécois - environ 2,4 millions de personnes - vivent ce qu'on appelle la «solitude de carrière».
«Ces travailleurs ne sont pas dans une situation à proprement parler alarmante, souligne le document de l'OCCOQ, mais, n'ayant aucun soutien autre que celui de leur entourage, ils risquent à tout moment de basculer du côté des 20 % de travailleurs qui se trouvent carrément en "souffrance de carrière", lesquels sont diversement pris en charge par les services existants selon leur situation (épuisement professionnel, dépression, difficulté de maintien en emploi).»
En revanche, si ces travailleurs bénéficient d'un accompagnement adéquat, ils peuvent vivre le «succès de carrière».
Pendant la Semaine québécoise de l'orientation, les conseillers en orientation espèrent entrer en contact avec ces 60 % de personnes laissées à elles-mêmes en les invitant à faire le point sur leur situation professionnelle.
«La prévention est toujours plus avantageuse que la guérison», ajoute Laurent Matte, le président de l'Ordre. «Il est démontré que l'investissement dans les programmes de développement de carrière contribue au maintien en poste d'employés précieux, à une plus grande satisfaction au travail et à une plus grande participation au monde du travail.»