C'est sous des airs de samba que le Carnaval a commencé son défilé, de quoi se réchauffer dans le froid glacial.

Un Bonhomme heureux, et un défilé réussi [PHOTOS]

Bonhomme en a mis de toutes les couleurs samedi, lors de son célèbre défilé. Il est débarqué sur Grande Allée entouré de danseuses de samba, prêt à faire la fête. L'équipe du Carnaval dit «mission accomplie».

Le défilé était bien ficelé, beaucoup mieux que la première de l’an dernier, où les organisateurs avaient alors reconnu des problèmes de «timing» et d’enchaînement.

«Le sourire est là. On est contents! Même entre le premier défilé et le deuxième l’année passée il y avait eu une grande amélioration. Là, on est revenus sur un concept plus déambulatoire. Les arrêts étaient plus «punchés» et plus courts, donc ils ne semblaient pas être des arrêts», indique la directrice du Carnaval, Mélanie Raymond.

Cette année, l’objectif était de faire passer tout le défilé en 35-45 minutes. Une période de temps suffisante quand le mercure avoisine les -18° Celsius. 

Il fallait justement être bien habillé pour profiter des animations de la bande de Bonhomme. Les équipes du défilé ont dû enfiler plusieurs couches de vêtements tout en conservant leur costume. 

 «Le rythme est important pour garder l’entrain et la chaleur. On veut que les gens gardent de bons souvenirs.»

Plus de rythme

Si l’an dernier le défilé avait manqué de musique, ce n’était pas le cas cette fois-ci. Les tableaux étaient rythmés, comme l’avait promis le nouveau directeur artistique, Raphael Posadas. Si l’objectif était de donner l’envie de danser, c’est réussi. 

«Beaucoup de musique! On ne peut pas savoir quand on ne l’a pas vécu, sur papier on n’entend pas la musique. Le vivre ça fait toute la différence, il y avait beaucoup de musique amplifiée et beaucoup de danseurs professionnels», note Mme Raymond, fière du résultat. 

Les animations habituelles entre les tableaux (chars) étaient de retour : échassiers, cracheurs de feu ou marionnettes géantes des animaux de la faune nordique. On a vu l’ajout de quelques groupes de danse, qui ne nous faisaient pas attendre impatiemment le prochain char allégorique.

Culbutes circassiennes (FLIP Fabrique) et sculpteurs – plutôt, des rockeurs - sur glace ont surtout attiré l’attention, il s’agit probablement des chars allégoriques qui ont suscité le plus de réactions. 

Comme M. Posadas l’avait dit, le défilé a touché à tous les types de musiques. Comme premier plateau, les danseuses de samba ont même bougé sous un air nous rappelant les voyages dans le sud. Notre ami Bonhomme était bien entouré…

«Raphael a bien sorti l’essence du personnage de l’emblème qu’est Bonhomme, c’était très vivant pour ouvrir son défilé. L’an dernier, c’était plus féérique. On a ramené la musique du carnaval de différentes époques, la musique du tournoi pee-wee. Les gens sont contents, le touriste ne sait pas que ce sont des chansons associées au Carnaval, mais les carnavaleux le savent. La musique nous rappelle beaucoup de souvenirs», ajoute Mme Raymond.

On a complètement revampé le défilé du Carnaval l’an dernier, cette année, on a laissé de côté les duchesses, la fanfare et le côté plus féérique… pour un spectacle plus «éclaté».

Il y avait donc un clin d’œil aux années passées, tout en offrant un nouveau défilé moderne réinventé. 

Toute la ville de Québec sur la scène

Plus de 100 artistes ont participé au défilé, ils y ont tous apporté leur touche spéciale. 

«Tous les artistes de Québec en faisaient partie ce soir… j’exagère, mais quand même!», s’amuse à dire Mme Raymond.

L’équipe d’organisateurs a fait appel à plusieurs organisations de la ville de Québec pour habiller son défilé; joueurs de musiques, danseurs pop ou danseurs de samba, instrumentistes, cracheurs de feu ou artistes de cirque… Il devient difficile d'en inclure plus!