Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon, de Québec 21, ont annoncé lundi la candidature de Patrick Paquet à l'élection partielle dans le district Neufchâtel-Lebourgneuf.

Un ancien d'Équipe Labeaume représentera Québec 21 dans Neufchâtel-Lebourgneuf

Patrick Paquet, ancien conseiller municipal élu en 2009 avec Équipe Labeaume, tente un retour en politique municipale dans le district Neufchâtel-Lebourgneuf sous la bannière de Québec 21.

M. Paquet briguera l’élection partielle du 9 décembre rendue nécessaire depuis l’élection du conseiller démissionnaire, Jonatan Julien, devenu ministre dans le gouvernement Legault. Pour Patrick Paquet, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il a représenté les citoyens de Neufchâtel en 2005 et 2009. En 2012, il quittait le parti du maire pour terminer son mandat à titre d’indépendant. L’année suivante, il se présentait comme candidat pour Démocratie Québec. Il subissait la défaite aux mains de Jonatan Julien.

«Qc21 est le véhicule en ce moment qui rejoint le plus les citoyens du district Neufchâtel-Lebourgneuf, lance le principal intéressé pour expliquer son choix. Les citoyens sont toujours en train de m’interpeller sur le troisième lien. Ils m’interpellent qu’ils ne veulent pas de tramway. Ils m’interpellent sur des enjeux de secteur, sur des services. Et lorsque j’ai discuté avec Jean-François, on a exactement la même vision et la même ligne», explique M. Paquet.

Pouvoir discuter ouvertement avec son éventuel chef était l’une des conditions pour accepter la proposition de M. Gosselin. Son départ d’Équipe Labeaume résidait dans le fait qu’il se sentait museler et ne pouvait voter contre des décisions de son ancien parti.

L’un des points d’ancrage des deux hommes est ce qu’il appelle «les dépenses folles» de l’administration Labeaume. «On doit se rappeler que le seul qui a voté contre le coffre-fort virtuel [qui n’a jamais été réalisé], c’est Patrick Paquet. On voulait voter contre, on voulait discuter, on n’avait pas le droit de le faire», se remémore-t-il.

Le candidat de Qc21 attend le déclenchement officiel de l’élection vendredi pour dévoiler son plan de campagne. «Les dossiers, je les connais sur le bout de mes doigts, se targue-t-il, insistant sur le fait qu’il n’aurait jamais accepté de se présenter s’il n’habitait pas le district. 

Gosselin confiant

M. Gosselin explique que son candidat a été choisi au terme d’un exercice de sélection rigoureux. M. Paquet n’était donc pas seul sur les rangs. Des amis communs les ont fait entrer en contact.

Après un an dans l’opposition officielle, le chef de Qc21, voit cette élection partielle comme l’occasion de se voir décerner par les citoyens une étoile dans son bulletin. 

«On sent qu’on a le vent dans le dos, que les gens sont derrière nous. De plus en plus, on gagne en crédibilité. Les gens nous disent de continuer notre bon travail. Le troisième lien, ce n’est pas rien ce qu’on a réussi à faire. Les citoyens ont voté massivement pour le gouvernement de la CAQ qui a été très clair de mettre ce projet-là de l’avant. On en prend une grande fierté. On va mettre tous les efforts possibles pour gagner la partielle. On veut un troisième joueur pour nous épauler.»