Le palais de justice de Québec

Un amateur de photos de garçons nus condamné

Des photos et vidéos de jeunes garçons nus constituent bel et bien de la pornographie juvénile, même en l’absence d’activités sexuelles explicites sur les images.

Robert Henry de Québec, aujourd’hui âgé de 71 ans, a été arrêté en 2013 en même temps que des centaines d’autres clients de l’entreprise Azov Films de Toronto, qui produisait et distribuait du matériel pornographique à l’échelle planétaire.

Les policiers ont trouvé chez Henry un DVD contenant 1500 photos et une quarantaine de vidéos. Sur les images, des garçons prépubères complètement nus courent, jouent, font d’autres activités de la vie quotidienne. 

Très collaborateur avec les policiers, Robert Henry s’est montré étonné que de telles images en apparence anodines soient classées comme de la pornographie juvénile.

«Même en l’absence d’activités sexuelles explicites, quand il n’y a de valeur artistique, pas d’histoire, pas d’objectif autre que de mettre l’accent sur les organes génitaux des enfants, ça constitue de la pornographie juvénile aux yeux de la loi», rappelle le procureur de la Couronne, Me Régis Juneau-Drolet.

La Couronne et la défense ont proposé au tribunal une peine de 90 jours avec une probation de deux ans. Si les mêmes accusations étaient portées aujourd’hui, l’homme aurait eu une peine minimale d’un an de prison.

L’avocat de Robert Henry, Me Jean Petit, souhaitait que son client retraité puisse purger sa peine les fins de semaine et seulement durant la journée en raison de son état de santé fragile.

La juge Johanne Roy de la Cour du Québec n’a toutefois vu aucune circonstance exceptionnelle dans le dossier qui justifiait de passer outre l’emprisonnement ferme. Le septuagénaire a donc pris la route de l’établissement de détention de Québec après avoir plaidé coupable.