Plus d'une centaine de chauffeurs de taxi de la grande région de Québec ont manifesté, mardi matin, devant l'Assemblée nationale contre l'intention du gouvernement Couillard de «légaliser» le service de transport Uber.

Uber: record de saisies à Québec

Contrôle routier Québec (CRQ) maintient la pression sur Uber pendant que des chauffeurs de taxi préparent une nouvelle manifestation pour dénoncer la concurrence.
Des agents de CRQ ont procédé vendredi, à Québec, à la saisie de 11 véhicules aux couleurs du service de transport de particuliers, jugé illégal par le gouvernement provincial. Éric Santerre, porte-parole de CRQ, ne pouvait dire, hier, si les chauffeurs visés sont des récidivistes. 
Depuis février, les différentes opérations de Contrôle routier ont permis de constater 102 infractions et de réaliser 92 saisies en lien avec Uber. C'est à Québec qu'il y a eu le plus de saisies, soit un total de 48. Les marchés de Laval (35), Gatineau (7) et Longueuil (2) ont aussi été ciblés.
Chaque fois, les conducteurs écopent d'une facture variant entre 350 $ et 1050 $, ce qui inclut la contravention, le coût du remorquage et de la fourrière ainsi que les frais de cour. 
Nouvelle manifestation
Mais pour les chauffeurs de taxi, ces interventions sporadiques ne sont pas suffisantes. Demain, ils se joindront à un mouvement de protestation international en manifestant dans les rues de Québec. Le Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale (RPTC), qui compte une centaine de membres, donne rendez-vous aux manifestants à l'aréna de Sainte-Foy à 9h45, donc après l'heure de pointe. Les taxis circuleront lentement vers le parlement de Québec, où ils demeureront une bonne partie de l'avant-midi.
Hamid Nadji, président du RPTC, veut déposer une lettre au ministère des Transports. Il y réclame «des engagements concrets avec des dates butoirs» pour mettre fin aux services d'Uber. «Il y a des manières efficaces d'arrêter Uber si le gouvernement veut vraiment», est-il convaincu. Dans son récent mémoire, le RPTC recommandait de révoquer le permis de conduire des contrevenants, d'augmenter le montant des amendes jusqu'à 10 000 $ et de garder les véhicules saisis hors de la route pendant 90 jours.
Le Regroupement des intermédiaires en taxi de Québec, qui regroupe plus de 1000 chauffeurs, ne participera pas à la manifestation.