Uber: coup de foudre californien

Uber a véritablement conquis la Californie. Un bref saut dans la métropole, en novembre dernier, a permis de constater combien le «service de covoiturage» est partout.
J'étais la première à douter. Mais devant les éloges d'une amie de Québec installée à Los Angeles, je n'ai pu résister à l'envie d'essayer le nouveau service Uber, qui, selon elle, offrait le meilleur service au meilleur prix.  
Une fois l'application installée dans le téléphone portable et avec quelques essais derrière la cravate, force est de constater la redoutable efficacité du service de taxi sans intermédiaire. 
On n'a qu'à entrer sur le téléphone l'adresse où on se trouve, jeter un coup d'oeil sur la carte interactive pour apercevoir les minivoitures Uber qui circulent dans les parages en attente de clients et cliquer «Commander un Uber». Bingo. Votre ascenseur a intérêt à être rapide pour vous descendre du 12e étage de votre hôtel parce que le chauffeur, lui, est peut-être déjà en bas à vous attendre. Avec le sourire en plus.
Le service est courtois. À Los Angeles, c'est un luxe, confirme notre amie qui a comparé avec le service traditionnel. On a presque l'impression d'avoir son propre chauffeur personnel. L'un d'eux, qui commençait chez Uber, nous a confié qu'il n'avait pas encore parlé de son nouveau travail à son père... chauffeur de taxi. «Il n'arrête pas de râler contre Uber, qui lui vole des clients!»
Juste à voir la tête des chauffeurs de taxi qui attendaient de l'autre côté de la rue devant l'hôtel et qui lorgnaient de notre côté quand Uber est passé nous chercher, je déduis qu'il n'est pas le seul à penser comme ça.  
En Californie, le prix d'une course Uber est réellement concurrentiel. Et le système de perception automatique sur carte de crédit qui évacue l'échange d'argent avec le chauffeur allège grandement les choses. Deux arguments de taille pour un nombre grandissant de clients.