Le maire Régis Labeaume

Tunnel Québec-Lévis : l'étude éviterait des «âneries», selon Labeaume

«Faisons l'étude absolument.» Régis Labeaume est impatient que soit lancée l'étude de faisabilité pour le tunnel entre Québec et Lévis. Cela évitera que des «idioties», des «âneries» et des «conneries» soient véhiculées sur les coûts potentiels.
Le maire de Québec n'y est pas allé par quatre chemins lundi pour décrire l'estimation de la Chambre de commerce de Lévis sur les coûts d'un éventuel tunnel sous-fluvial qui relierait Québec et Lévis. «La peur là-dedans, c'est d'entendre des âneries. Des âneries, c'est quoi? Dire que ça coûte 500 millions $. Ça n'a aucun bon sens. Fait que tant qu'à entendre des idioties comme ça, on est aussi bien d'avoir une étude de faisabilité pour savoir comment ça coûte», a lancé Régis Labeaume, en souhaitant que la réalisation de l'étude fasse en sorte qu'«on n'entendra plus de conneries à l'avenir».
C'est la Chambre de commerce de Lévis et son président, Jérôme Jolicoeur, qui ont la semaine dernière relancé l'idée de construire un tunnel sous le fleuve. Les membres de la Chambre ont réclamé la réalisation de l'étude de faisabilité, une proposition accueillie favorablement par les principaux partis politiques provinciaux. Se basant sur une étude réalisée en 2000 par la firme Tecsult et arguant une évolution des techniques de forage, la Chambre et son président estiment les coûts à 500 millions $.
Le maire s'est lui-même prononcé la semaine dernière sur les coûts potentiels du projet. Lors de son voyage en Californie, il avait affirmé que cela coûterait entre 2 et 5 milliards $. Lundi, il a persisté. «Moi, je vous l'annonce : ça va coûter des milliards.» Selon lui, la profondeur du fleuve va exiger des pentes d'accès très longues sur chaque rive, ce qui empiétera sur les quartiers déjà bâtis. «Je vous annonce qu'il va y avoir des expropriations de quartiers à Beauport, je pense.»
Jérôme Jolicoeur ne se formalise pas des mots durs qu'a eus le maire de Québec pour les chiffres avancés par la Chambre de commerce. «Je commence à connaître le moineau. [...] Si on est dans le tort, on sera dans le tort.
M. Labeaume est pas plus au courant que nous des prix. C'est pour ça qu'on demande l'étude.» Il se réjouit d'ailleurs que M. Labeaume se prononce en faveur de l'étude de faisabilité.
Le maire peu impressionné par le Microbus
Le maire de Québec est plutôt tiède à l'idée de remplacer les Écolobus par un Microbus fait à Québec. «Qu'ils soient écolos ou pas écolos, on veut des autobus plus petits. Après ça, s'il y en a des écolos, tant mieux. Mais disons que je suis un peu échaudé. On verra», a-t-il répondu lorsque questionné sur son intérêt pour le développement dans la capitale par l'entreprise Styl&Tech d'un prototype de minibus électrique. M. Labeaume n'a pas eu l'occasion de discuter avec les dirigeants de l'entreprise et a dit lundi : «On va les rencontrer», sans prendre davantage d'engagement.
La nouvelle position de Labeaume sur le tramway connue mercredi
On connaîtra demain la nouvelle position du maire de Québec sur le tramway. «Be there», a lancé lundi aux journalistes Régis Labeaume, fraîchement rentré de Californie, où il a beaucoup parlé de covoiturage.
Régis Labeaume laisse planer le suspense sur ce discours qu'il doit prononcer mercredi en clôture du congrès de l'Association québécoise des transports. Il avait lors du dernier conseil municipal laissé entendre qu'il y ferait «le point sur l'étude de faisabilité du tramway». Lundi, quand il a été questionné en point de presse à savoir si l'on connaîtra sa nouvelle position sur le projet de tramway, sa réponse a été sans équivoque : «oui». 
Le covoiturage, «ça marche»
D'autre part, le maire est revenu de Californie avec la «certitude» que le covoiturage, «ça marche». «La plupart des embûches qu'on nous a relatées par rapport au covoiturage, elles n'existent pas là-bas et ils le font depuis longtemps. Je suis plus convaincu que jamais qu'on peut le faire, que ça fait partie des solutions.» 
Le maire a l'intention à cet égard d'inviter le président du Transport Authority à venir à Québec pour partager son expérience.