Parmi les scénarios envisagés, il y a bien sûr «l’implantation» d’un nouveau lien routier, qui pourrait être de surface (pont), fluvial (traversier) ou sous-fluvial (tunnel) ou une combinaison de ces possibilités.

Troisième lien: trois «familles de solutions»

Les solutions explorées dans l’étude d’opportunité sur un nouveau lien entre Québec et Lévis ne nécessiteront pas toutes du béton et de l’asphalte. Les consultants du ministère des Transports du Québec devront proposer des moyens de mieux utiliser les ponts, le transport en commun et les réseaux ferroviaire et maritime pour améliorer la circulation entre les deux rives. La technologie est aussi appelée à la rescousse.

L’appel d’offres pour des services professionnels en vue de l’élaboration d’une étude d’opportunité a été publié mardi, une journée après son annonce en grande pompe par la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay. 

Outre les prescriptions pour l’étude des besoins, trois «familles de solutions» y sont détaillées.

Il y a bien sûr «l’implantation» d’un nouveau lien routier, qui pourrait être de surface (pont), fluvial (traversier) ou sous-fluvial (tunnel) ou une combinaison de ces possibilités. 

Les localisations les plus prometteuses doivent d’abord être identifiées entre Saint-Augustin-de-Desmaures ou Saint-Nicolas et l’île d’Orléans. «Pour chaque tracé, il sera alors possible de déterminer le type de lien le plus pertinent selon les contraintes du secteur», peut-on lire. Des plans de la structure, des emprises, des services publics et municipaux à déplacer devront être fournis. 

Le MTQ veut aussi recevoir des solutions d’optimisation des liens existants. Il donne quelques exemples : modification dans la gestion des voies de circulation sur les ponts, amélioration de la capacité aux approches, bonification des liens en transport en commun interrives, amélioration du service de la traverse Québec-Lévis. S’il est question de retoucher les ponts actuels, des plans devront suivre. 

Le mode de transport idéal

En matière de transport en commun, autre thème d’actualité dans la région de Québec, les sous-traitants sont invités à identifier le mode de transport idéal (tramway, service rapide par bus, système léger sur rail, autobus, etc.), à l’arrimer avec les réseaux existants sur les deux rives, à détailler le service à offrir et à estimer sommairement la clientèle.

Et puis il y a les solutions dites «non immobilières», qui font appel à la technologie et à la «gestion de la demande». Cela inclut autant les systèmes d’information en temps réel que le télétravail ou le péage. «Pour les nouvelles solutions, une recherche sur les expériences canadiennes et étrangères dans le domaine est attendue», précise le document d’appel d’offres.

Les impacts sur la circulation, mais aussi l’environnement et le milieu humain devront être estimés systématiquement. 

À la fin, des «solutions globales» pouvant combiner des éléments de chaque «famille» seront identifiées et la plus prometteuse sera mise de l’avant dans la recommandation finale. Des simulations visuelles en trois dimensions devront être produites «afin d’illustrer la solution dans son environnement, plus particulièrement les interventions physiques s’insérant dans des milieux sensibles comme la vallée du fleuve Saint-Laurent, les sites patrimoniaux et touristiques, les paysages reconnus, etc.». 

Une étude économique complètera le tableau, avec recensement de projets comparables au Québec et à l’étranger et détermination des impacts sur le développement résidentiel, les activités commerciales, industrielles et récréotouristiques, ainsi que l’emploi. 

Les firmes intéressées ont jusqu’au 18 janvier pour se manifester. Le contrat est soumis aux accords de libre-échange canadien, Québec-Ontario et avec l’Union européenne. Il devra être réalisé à l’intérieur d’un délai de 30 mois, ce qui nous amène comme prévu à l’été 2020.