Véronyque Tremblay s’est montrée agacée du fait que les projets de troisième lien et de tramway sont toujours mis en opposition à Québec.

Troisième lien: Tremblay souhaite un coût sensé

La ministre déléguée aux Transports Véronyque Tremblay appelle à «voir grand» pour la région de Québec, mais admet que le troisième lien routier entre Québec et Lévis devra avoir un coût sensé.

Alors que le projet de tramway à Québec est à la veille d’être dévoilé, les intentions du gouvernement envers le projet de troisième lien ont été de nouveau testées jeudi. 

«C’est sûr qu’on va respecter notre capacité de payer […] On ne sait pas encore combien ça va coûter. Mais si ça n’avait aucun sens comme montant… mais pour l’instant, on ne le sait pas», a commenté Mme Tremblay, avant d’ajouter qu’il y avait «une intention gouvernementale sérieuse» envers le troisième lien. 

Celle-ci s’est montrée agacée du fait que ces deux projets sont toujours mis en opposition à Québec, alors qu’à Montréal, les projets de reconstruction du pont Champlain et du Réseau express métropolitain (REM) sont menés de front. 

«Il y a plein de projets et on ne met jamais en opposition ces projets-là. Pourquoi à Québec on ne peut pas voir grand également?»

«À Québec, on a le droit d’avoir plus qu’un projet. On n’est pas obligés de choisir», a réitéré son collègue Sébastien Proulx, ministre responsable de la région de Québec. 

La CAQ prudente

Appuyant toujours le projet de troisième lien, la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est fait prudente et a refusé de dire quel prix elle est prête à payer pour le construire. 

«Évidemment, il faut être raisonnable», a commenté la députée Geneviève Guilbault. Selon elle, il faut attendre de voir quelle forme prendra ce troisième lien «pour ensuite être capable de le budgéter intelligemment». 

Son chef François Legault s’est déjà engagé à commencer la construction d’un troisième lien au cours d’un premier mandat de la CAQ.