Le maire de Québec explique que l’octroi d’un contrat par son administration sur les délais de construction d’un troisième lien était rendu nécessaire pour «connaître la vérité».

Troisième lien: «On pensait que c’était bon de connaître la vérité»

Le maire de Québec explique que l’octroi d’un contrat par son administration sur les délais de construction d’un troisième lien était rendu nécessaire pour «connaître la vérité».

Le maire réagissait à la nouvelle parue lundi dans Le Journal de Québec grâce à des documents obtenus par l’accès à l’information. On y apprenait que la Ville de Québec avait octroyé le 26 février dernier un mandat de services professionnels de 7800 $ à la firme d’ingénieurs WSP. Le mandat visé était «l’estimation du délai des travaux de démarrage, de planification et de réalisation du projet de construction d’un troisième lien interrives entre Québec et Lévis».

L’étude conclut qu’il faudrait entre «15 et 17 ans pour finaliser un troisième lien s’il s’agit d’un tunnel, et entre 14 et 16 ans pour un pont», selon ce qui est rapporté par Le Journal de Québec.

«On entendait tout et son contraire. On pensait que c’était bon de connaître la vérité», a lancé Régis Labeaume, qui se défend de vouloir faire de cette étude une arme politique ou de l’opposer à d’éventuelles conclusions contraires du bureau de projet mis en place par l’ancien gouvernement libéral.

Il reste que la Coalition avenir Québec maintenant au pouvoir a fait la promesse de commencer les travaux dans un premier mandat et de restreindre le mandat du bureau de projet à la construction d’un lien dans l’est de la Ville pour gagner du temps.

M. Labeaume précise n’avoir jamais dévoilé l’étude dont les résultats devaient servir seulement «à l’interne». «On ne voulait pas intervenir dans la campagne.»

Au passage, il souligne que son ancien bras droit, Jonatan Julien, nouveau député caquiste de Charlesbourg, est au fait des résultats de l’étude. M. Julien est maintenant membre d’un parti qui milite pour une construction hâtive.