Au bureau de la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, on se garde bien de donner la nature des faits saillants qui seront présentés mardi, soulignant qu’ils touchent «les travaux en général» du bureau de projet.

Troisième lien: des faits saillants dévoilés mardi

Le gouvernement du Québec dévoilera mardi les premiers faits saillants de l’étude d’opportunité pour la construction d’un troisième lien entre Québec et Lévis.

Le dévoilement public se fera à L’Anglicane à Lévis, après une rencontre qui aura lieu à 13h avec le comité consultatif, auquel participent les maires de la Communauté métropolitaine de Québec et des MRC de Chaudière-Appalaches. Reste à savoir s’ils seront tous présents malgré les vacances. En fin de journée, le maire de Lévis a fait savoir par communiqué qu’il suspendait ses vacances pour être à «la rencontre convoquée par le gouvernement à la dernière minute», écrit-il. Le maire de Québec sera aussi présent, confirme son attaché de presse.

La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Capitale‑Nationale, Sébastien Proulx, et la députée de Bellechasse, ministre responsable du Travail et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, Dominique Vien, seront de cette rencontre très attendue.

Au bureau de la ministre déléguée aux Transports, on se garde bien de donner la nature des faits saillants qui seront présentés, soulignant qu’ils touchent «les travaux en général» du bureau de projet. 

Lors du lancement de l’étude d’opportunité en décembre 2017, on expliquait que la première partie de l’étude, promise pour la fin de 2018, porterait sur les besoins. 

Les consultants devaient prendre en compte l’évolution de la population, de l’emploi et de la circulation sur une période de 30 ans. Les attentes du milieu seront aussi prises en considération. Les experts devaient aussi démarrer leurs travaux d’analyse avec les tendances de la grande enquête de circulation «origine destination» de 2011, en attendant les résultats de la mise à jour de 2017 qui n’étaient pas encore disponibles en décembre de l’an passé.

Coût et tracé toujours inconnus

Lors du lancement, il était déjà prévu de présenter les faits saillants de l’étude de besoins au cours du présent été. Selon toute vraisemblance, le gouvernement ne divulguera pas ce mardi ni le coût d’un troisième lien ni le tracé potentiel. 

L’exploration des solutions possibles doit se faire lors de la seconde partie de l’étude d’opportunité. Le territoire potentiel s’étend de Saint-Augustin-de-Desmaures ou Saint-Nicolas à l’ouest jusqu’à l’île d’Orléans à l’est. 

Ce n’est qu’à la fin de 2020 qu’on connaîtra le type d’ouvrage — tunnel, pont ou les deux — qui sera retenu.

À la fin juin, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, avait obtenu l’élargissement du comité consultatif et des précisions sur l’intention ferme du gouvernement Couillard de prioriser la construction d’un pont ou d’un tunnel. Dans les mois précédents, il avait critiqué la lenteur du gouvernement du Québec à démarrer les activités du bureau de projet.

Mais il craignait surtout que le gouvernement privilégie divers moyens pour diminuer le trafic comme l’amélioration du transport en commun, la synchronisation des feux de circulation, l’ajout d’un traversier ou l’élargissement d’une voie d’accès, sans faire valoir la construction d’un pont ou d’un tunnel. Il a finalement obtenu des garanties à ce chapitre.

Le bureau de projet, dirigé par l’ingénieur Stéphane Dallaire, a été créé en février 2017. La majeure partie de son budget de 20,5 millions $ sert à l’étude d’opportunité.