Le maire de Tadoussac souligne qu’il n’est pas nécessairement contre la construction d’un pont sur le Saguenay, mais il tient mordicus à ce que les 40 emplois générés par les activités de la Société des traversiers du Québec à Tadoussac se retrouvent ailleurs dans l’économie locale.

Traversiers: le maire de Tadoussac déçu du délai pour les aires d'attente

TADOUSSAC – Le maire de Tadoussac, Charles Breton, n’est pas tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a appris que l’arrivée des nouveaux traversiers entre son village et Baie-Sainte-Catherine serait encore retardée. Il a toutefois été fort déçu d’apprendre en même temps que le réaménagement des approches à Tadoussac serait confié au bureau de projet de pont sur le Saguenay.

«Le réaménagement des zones d’attente du traversier et le pont, ce sont deux dossiers totalement différents», lance M. Breton. «Je suis très déçu de constater qu’on confie au bureau de projet de pont le nécessaire projet de zone d’attente pour les voitures qui attendent le traversier. Ça va retarder le projet pour rien.» Rappelons que le bureau de projet de pont sur le Saguenay n’a toujours pas vu le jour.

Le maire insiste sur l’importance de cette aire d’attente et l’urgence de l’ériger. «Présentement, les gens attendent au beau milieu de la rue, au grand soleil l’été. Ils sont confinés dans leurs voitures. On est chanceux qu’il ne soit pas encore arrivé un accident. Une zone d’attente sécuritaire, il me semble que ça pourrait se faire vite.»

Pour ceux et celles qui connaissent le secteur, cette aire d’attente serait située du côté sud de la route 138, entre le Café du fjord et l’ancien bassin à saumons de la station piscicole, face à l’Hôtel Georges. C’est du moins le secteur privilégié par la municipalité, qui souhaite notamment éviter l’expropriation de bâtiments patrimoniaux du côté nord.

Quant à l’idée soulevée mercredi par le député de la circonscription et critique péquiste en matière de transports, Martin Ouellet, d’envoyer les futurs traversiers à Sorel plutôt qu’à l’embouchure du Saguenay, elle laisse Charles Breton perplexe.

«Ce sont des bateaux conçus pour la traverse de Tadoussac, pour l’achalandage de Tadoussac», a-t-il fait valoir. «[Cette hypothèse], c’est comme souhaiter le pire pour espérer avoir le meilleur.»

Le maire Breton a souligné au passage qu’il n’est pas nécessairement contre la construction d’un pont sur le Saguenay, mais il tient mordicus à ce que les 40 emplois générés par les activités de la Société des traversiers du Québec (STQ) à Tadoussac se retrouvent ailleurs dans l’économie locale. «Il doit y avoir une transition pour les emplois, parce que nous, si le pont se fait, il nous faudra réorganiser l’économie de notre village», conclut-il.