Carole Laplante, présidente du STTT-CSN, a fait valoir que «les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, n’ont pas du tout l’intention d’améliorer [les] conditions de travail».

Transport scolaire: les syndiqués de la CSN rejettent les offres patronales

Dans le secteur du transport scolaire, les travailleurs syndiqués à la CSN ont rejeté mardi soir les offres patronales et ont reconduit un mandat de grève.

Lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN (STTT-CSN) ont rejeté les plus récentes offres patronales à 98 % et ont reconduit leur mandat de grève, a indiqué le syndicat par communiqué.

Ce mandat pourrait être mis en oeuvre les 30 et 31 janvier prochains si aucune entente ne survient entre les parties d’ici là, a-t-on affirmé.

Le syndicat a soutenu que de «trop maigres avancées» avaient été réalisées, et que les résultats obtenus mardi soir réaffirmaient «un refus catégorique de laisser l’employeur imposer des conditions salariales qui appauvrissent» les membres.

Carole Laplante, présidente du STTT-CSN, a fait valoir que «les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, n’ont pas du tout l’intention d’améliorer [les] conditions de travail». Selon le syndicat, l’employeur propose un gel des salaires pour les deux premières années.

Le 30 octobre, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation. Le conflit de travail pourrait toucher près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires, a soutenu le syndicat.

«La lutte du STTT-CSN représente bien la problématique vécue dans le domaine du transport scolaire où nous retrouvons un grand nombre de bas salariés qui touchent un revenu annuel sous les 20 000 $ et une rémunération hebdomadaire de moins de 500 $. [...] Le gouvernement du Québec doit régler cette injustice salariale qui existe dans notre secteur depuis trop longtemps», a soutenu Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).