Les conseillers municipaux Jean Rousseau et Raymond Dion décrient le service du Réseau de transport de la Capitale dans la couronne nord de la ville.

Transport en commun: meilleure desserte réclamée pour les citoyens du nord

Bras dessus, bras dessous, le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, et l’apostat d’Équipe Labeaume devenu «indépendant», Raymond Dion, réclament une meilleure desserte de transport en commun sur le boulevard Robert-Bourassa, depuis le secteur Wendake jusqu’à l’Université Laval.

Ouvertement «opportunistes dans le bon sens du terme», les deux élus s’invitent dans la campagne électorale en cours dans le district Lebourgneuf-Neufchâtel en décriant le service offert par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) aux citoyens du nord de la capitale. Même si aucun des deux ne présente ni n’appuie de candidats pour le scrutin du 9 décembre.

Voulant démontrer une sensibilité pour les besoins des banlieusards, MM. Rousseau et Dion proposent qu’un trajet Métrobus soit immédiatement implanté sur le populaire axe routier. Pas question de bloquer le trafic, assurent-ils : Robert-Bourassa serait déjà pensé pour l’ajout d’une voie réservée.

«On est parti sur un réseau structurant mais, malheureusement, la Haute-Saint-Charles, la couronne nord, Lebourgneuf ont été oubliés», évalue Raymond Dion, élu du district Loretteville–Les Châtels. L’ancien président du RTC considère qu’après le Métrobus, un trambus pourra prendre le relais au moment où la Ville déploiera son réseau structurant de transport de 3 milliards $ qui inclut un tramway.

«Il y a une très grande insatisfaction dans la population», remarque Raymond Dion. «Nous, on est d’accord pour qu’il y ait un réseau structurant; on veut le tramway, on veut le trambus. Et on veut être connecté.»

Pas d’union

Élu dans le Vieux-Québec, Jean Rousseau pense néanmoins avoir la légitimité de se faire le «relais» des doléances des résidents des quartiers du nord qui seraient exclus des plans d’expansion du RTC. En «restructuration», Démocratie Québec doit élargir ses horizons, dit-il.

Cependant, même s’ils se sont présentés côte à côte devant les journalistes mardi, MM. Dion et Rousseau entendent cultiver leur indépendance. Ponctuellement, si leurs idées convergent, ils collaboreront.