Marc Picard tente pour la troisième fois de régler ce qu’il considère comme une iniquité historique en matière de financement pour la Société de transport de Lévis.

Transport en commun à Lévis: Marc Picard déposera un projet de loi

Pour la troisième fois en 15 ans, le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, déposera bientôt un projet de loi visant à ce que la Ville de Lévis reçoive toutes les contributions des automobilistes lévisiens au transport en commun.

En 2004, puis en 2009, le politicien portant maintenant les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) a tenté de régler ce qu’il considère comme une iniquité historique en matière de financement pour la Société de transport de Lévis (STLévis). Il entend récidiver au cours du mois de février.

«Les gens de Lévis qui donnent 30 $ pour le transport en commun, c’est pour le transport en commun à Lévis et non celui de Québec», a martelé lundi M. Picard, en entrevue téléphonique au Soleil.

Le député est engagé depuis sa première élection en 2003 dans la lutte pour le rapatriement des contributions versées lors du renouvellement des immatriculations. 

Depuis 1992, la moitié de la somme recueillie auprès des automobilistes de Lévis est versée au Réseau de transport de la Capitale (RTC). À sa troisième tentative, M. Picard admet entretenir peu d’espoir de voir le gouvernement faire sien le projet de loi. 

Mais il espère que la manœuvre politique l’incitera minimalement à redonner à la STLévis le million de dollars de compensation versée entre 2009 et 2014. Selon lui, «le timing est bon, le gouvernement règle des situations problématiques un peu partout».