Dès 2014-2015, les sociétés de transport en commun, dont le Réseau de transport de la Capitale, auront accès à 983 millions $ pour les projets d'infrastructures, une hausse de 50 % par rapport à l'année en cours.

Transport collectif: les libéraux prévoient investir 7,6 milliards $ sur 10 ans

Surprise, les libéraux gardent le cap mis par les péquistes sur le transport collectif. Sur 10 ans, 1,2 milliard $ de plus y seront consacrés tandis que les investissements dans le réseau routier diminueront de 2 milliards $.
À la veille de la campagne électorale, le gouvernement Marois a dévoilé sa Stratégie nationale de mobilité durable et annoncé son intention de transférer du transport routier vers le transport collectif un montant de 930 millions $ sur un horizon de cinq ans.
Le Plan québécois des infrastructures (PQI) publié mercredi arrive à peu près au même résultat. L'équipe de Philippe Couillard prévoit investir 7,6 milliards $ sur 10 ans dans le transport collectif, soit une augmentation de 1,2 milliard $ sur la dernière planification acceptée. L'effet sera ressenti d'ici 2020, comme l'avait souhaité le gouvernement précédent.
Ainsi, dès 2014-2015, les sociétés de transport en commun auront accès à 983 millions $ pour les projets d'infrastructures, une hausse de 50 % par rapport à l'année en cours. C'est en droite ligne avec ce qu'avaient annoncé les péquistes.
En parallèle, les libéraux modèrent leurs ambitions pour le réseau routier. D'ici 2024, 20,4 milliards $ seront consacrés à son entretien et à son développement. Le dernier PQI prévoyait des investissements de 22,4 milliards $.
Alors qu'il courtisait l'électorat, le Parti libéral avait accusé son adversaire de prendre d'une main pour donner de l'autre. David Heurtel, maintenant ministre de l'Environnement, parlait même de «couper sans réfléchir» aux conséquences sur les infrastructures routières.
Le sort de la Stratégie nationale de mobilité durable, présentée en février, demeure quant à lui incertain. Elle est à classer dans la grande catégorie des programmes en révision.
L'ÉLECTRIFICATION À HYDRO-QUÉBEC
Autre dossier cher à Pauline Marois, celui de l'électrification des transports, qu'elle avait expressément demandé à Philippe Couillard de protéger.
Il n'a pas été rayé de la carte, mais se retrouvera dans les mains d'Hydro-Québec. La société d'État accordera une aide financière aux organismes publics de transport en commun dont les projets auront été retenus par le gouvernement. Cette aide couvrira les coûts des infrastructures électriques nécessaires à la propulsion du matériel roulant - comme les câbles, les caténaires ou les transformateurs - et sera amortie sur la durée de vie utile des équipements. La propriété, l'exploitation et l'entretien des installations demeureront sous la responsabilité des sociétés de transport.
Jusqu'à maintenant, Hydro-Québec s'est contentée d'accompagner les villes qui poursuivent des études sur de grands projets d'électrification des transports. Pour passer à la prochaine étape, il faudra ajuster la Loi sur Hydro-Québec et la Loi sur la Régie de l'énergie. Le texte est pratiquement écrit puisque les péquistes y travaillaient déjà.
À noter...
Réseau routier
20,4 milliards $ y seront consacrés d'ici 2024