«J’ai dit que tout le monde aurait la chance. Je leur ai dit qu’il n’y aurait pas d’influence politique ni de lobbying, de ne pas tenter de faire de lobbying. On est imperméable à tout ça,» a indiqué Régis Labeaume.

Tramway: minimum 25 % de «contenu canadien»

Régis Labeaume prévient les consortiums intéressés par le lucratif contrat du futur tramway de la capitale de 3,3 milliards $ : les véhicules devront être assemblés ici avec 25 % de «contenu canadien», donc pas construits en Inde. Et la mairie promet d’être «imperméable» au copinage, lobbyisme et autres pressions politiques.

Le maire de Québec aurait lancé ces mises en garde durant une rencontre à huis clos qui regroupait quelque 300 représentants de 80 entreprises d’Amérique du Nord et d’Europe. La séance d’information webdiffusée, qui s’est tenue mardi à Québec, s’adressait spécifiquement aux compagnies capables d’offrir tous les services nécessaires depuis la conception et la construction jusqu’à l’exploitation du tramway. 

«Le message a été assez clair. Premièrement, le processus va être très très équitable», a commenté le maire en marge de l’épluchage annuel du budget municipal qui se poursuit à l’hôtel de ville. «J’ai dit que tout le monde aurait la chance. Je leur ai dit qu’il n’y aurait pas d’influence politique ni de lobbying, de ne pas tenter de faire de lobbying. On est imperméable à tout ça.»

Régis Labeaume soutient que «ce qui nous importe, nous autres, c’est la qualité du travail, l’équipe, la capacité de livrer et le prix».

Pourquoi cette prise de position? Au moins une entreprise, non identifiée par le maire, manœuvre en coulisses pour tasser des compétiteurs, dit-il. «Il y a des compagnies qui essaient de décourager les autres en disant : “On est en avance”. Il n’y a personne en avance. C’est faux, faux, faux.» […] J’ai voulu couper la rumeur immédiatement.»

«Dans la mesure où vous respectez le 25 % de contenu canadien, tout le monde est invité.»

L’élu a insisté sur l’exigence du 25 % de «contenu canadien» dans le tramway en faisait référence au Réseau express métropolitain (REM) de Montréal dont les trains seront produits en Inde par Alstom qui est pourtant installée au Québec.

«[Pour le tramway de Québec], est-ce qu’ils vont être faits en Inde, ça m’étonnerait», avance Régis Labeaume. «Je ne vois pas comment ça va arriver.» Mais une entreprise pourrait acheter certaines composantes à l’étranger pour ensuite assembler les wagons ici.

La Ville entend lancer en début d’année son appel d’offres pour sélectionner les trois meilleurs consortiums en mesure de réaliser le tramway. Ils seront alors «qualifiés». Ils devront ensuite peaufiner leur proposition dont l’une sera sélectionnée à la fin du printemps 2021.

«La course est ouverte.»