La Chambre de commerce et d’industrie de Québec demande aux gouvernements de s’entendre sur le financement du tramway. «Le plus vite va être le meilleur», insiste Julie Bédard, présidente et chef de la direction.

Tramway: la Chambre de commerce interpelle les gouvernements [VIDÉO]

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) presse les gouvernements supérieurs de s’entendre sur le financement du futur réseau structurant de transport en commun. La compétitivité de la capitale serait en jeu.

«C’est choquant. […] On doit absolument dénouer l’impasse au niveau du financement», réclame Julie Bédard, présidente et cheffe de la direction. «On demande à nos gouvernements de s’entendre. […] Le plus vite va être le meilleur.»

Tout en interpellant les politiciens fédéraux et provinciaux, Mme Bédard assure «ne pas faire de politique». Elle propose néanmoins aux élus de se rencontrer pour sceller le budget de quelque 3 milliards $. «Qu’ils s’entendent à huis clos et qu’ils nous reviennent avec une entente claire. […] C’est leur rôle de s’assurer de régler ce dossier.»

Selon la CCIQ, «l’impasse» soulève des enjeux environnementaux, de développement économique et de création de la richesse. «Actuellement, les grandes villes dans le monde ont un transport structurant. […] On ne peut pas reporter ce projet-là.»

Mme Bédard affirme par ailleurs que la prise de position médiatique de la CCIQ n’est pas coordonnée avec la mairie. «C’est une sortie complètement indépendante. […] De l’externe, on ne comprend pas.»

Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, la sortie de la chambre de commerce démontre l’importance d’une entente entre les deux gouvernements. «Pour les gens d’affaires, c’est une question de compétitivité. Lorsque tu as besoin de nouveaux employés d’ailleurs, ces gens-là n’ont pas forcément les moyens d’avoir une voiture. Il faut qu’il y ait du transport collectif adéquat», a-t-il mentionné en marge de la conférence de presse sur le nouveau RCI.  Céline Fabriès

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QUÉBEC 21 RÉCLAME UN NOUVEAU RÉFÉRENDUM

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, s’obstine. Mercredi, comme il l’a fait périodiquement depuis plus d’un an, l’élu municipal a réclamé la tenue d’un référendum sur le projet de réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec.

Le chef de l’opposition avait convoqué les journalistes pour faire une «proposition» qui permettrait de «dénouer l’impasse sur le projet de tramway». Il a répété son idée maintes fois repoussée du revers de la main par le maire Régis Labeaume : appeler les citoyens aux urnes.

Un vote massif pour le oui permettrait de faire pression sur les gouvernements supérieurs afin qu’ils s’entendent finalement sur le financement de quelque 3 milliards $, dit M. Gosselin. Tandis qu’un résultat contre le projet...

«Le maire devrait avoir un mandat clair de la population avant de continuer. La population n’est pas derrière lui», évalue-t-il. «Lundi soir, au conseil de Ville, nous allons formellement déposer un avis de proposition pour demander un référendum. […] La balle est maintenant dans le camp du maire de Québec.»

Jean-François Gosselin déplore, par ailleurs, l’absence du maire Labeaume à l’occasion d’une récente annonce d’investissements sur le boulevard Hochelaga; un débours en lien avec le futur réseau structurant de transport en commun. «Est-ce que Régis Labeaume est un vrai leader pour sa Ville? Est-ce que Régis Labeaume défend les intérêts des citoyens de la Ville de Québec?»