Dans le dossier du déménagement du Salon de jeux de Vanier, le maire de Québec Régis Labeaume assure qu’il ne se mêlera pas du choix du gouvernement de François Legault. 

Tramway à Sainte-Foy: les citoyens de Pie-XII inquiets

Bruit excessif, perte d’intimité et de valeur de leur résidence. Un groupe de citoyens de Sainte-Foy a déposé lundi une pétition de 180 noms, demandant à l’administration Labeaume de changer le tracé du tramway prévu dans l’emprise d’Hydro-Québec qui donne sur les cours arrière de résidences du boulevard Pie-XII.

Denis Lemay, un résident du secteur, entretient plusieurs craintes quant à l’arrivée du tramway. Le tracé retenu prévoit, après le départ du tramway du terminus Legendre à Cap-Rouge, une montée dans l’emprise d’Hydro-Québec depuis le boulevard de la Chaudière jusqu’au chemin des Quatre-Bourgeois.

Comme ses voisins, il juge que le bruit «sera intolérable» lors des nombreux passages du tramway, sans compter l’entretien nécessaire en tout temps par «des appareils bruyants», souvent la nuit.

M. Lemay a questionné le maire, lors du conseil municipal de lundi, s’il avait l’intention de produire une étude d’impact sur la santé des résidents qui bordent le tracé.

Enfin, il souligne que le passage du tramway à l’endroit prévu enlèvera une qualité de vie certaine aux citoyens comme la destruction de potagers, la destruction d’au moins un jardin communautaire et la coupe d’arbres et d’arbustes.

Revenu Québec

Comme d’autres l’ont soulevé avant lui, le pétitionnaire se demande pourquoi le tracé ne rejoint pas Revenu Québec, à l’intersection de la rue Marly, où travaillent 3000 fonctionnaires.

Pour toutes ces raisons, M. Lemay propose plutôt que le tramway emprunte le boulevard du Versant-Nord et le chemin des Quatre-Bourgeois.

Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Gosselin, accompagnait les citoyens venus déposer leur pétition. «Ce qu’on trouve incroyable, c’est que les citoyens doivent être rencontrés et ne l’ont pas été encore», a-t-il commenté.

Le candidat de Démocratie Québec, Jean Rousseau, appuie aussi leur demande et considère illogique de ne pas rejoindre Revenu Québec.

«On a hâte d’aller vous voir avec les réflexions sur nos travaux, a rétorqué Régis Labeaume en réponse à la pétition. On va vous faire des propositions. Laissez-nous le temps de terminer notre travail. On va aller voir les gens de la rue Pie-XII comme on va aller voir les gens de la 1re Avenue. On veut que vous compreniez pourquoi on a fait ces choix-là», a résumé le maire.

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CASINO: LE MAIRE RESTE À L'ÉCART

Au moment où la Coalition avenir Québec (CAQ) réactive sa promesse d’un éventuel déménagement du Salon de jeux de Vanier, le maire de Québec assure qu’il ne se mêlera pas du choix du gouvernement Legault. 

«On n’a vraiment pas le goût de revenir dans ce débat-là, affirme Régis Labeaume. Ils veulent notre opinion parce que ça implique des questions de zonage. Si ça n’a pas de bon sens en termes d’aménagement ou socialement, on va leur dire. Mais on va les aider. Ça sera leur décision.» 

Le maire confirme qu’il a déjà eu une discussion à ce sujet avec la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault. «Elle a son idée et on va en reparler.» 

Au printemps, la CAQ disait trouver «inconcevable» que le Salon de jeux se situe à Vanier, l’un des quartiers les plus défavorisés de la capitale. Elle s’engageait à le déménager en zone touristique, où il pourrait devenir un véritable casino. Jean-François Néron

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FRAIS D'AGGLOMÉRATION: LA VILLE DE QUÉBEC PEUT EN APPELER D'UN JUGEMENT

La Ville de Québec peut en appeler du jugement rendu en septembre dernier par la Cour supérieure qui lui avait ordonné de verser 38 millions $ à des villes défusionnées qui se battaient contre des frais d’agglomération qu’elles jugeaient trop élevés.

La juge Marie-France Bich de la Cour d’appel a autorisé vendredi dernier la requête pour permission d’en appeler présentée par la Ville de Québec. La demande n’était pas contestée par les deux autres municipalités impliquées dans ce litige, soit L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures.

Quote-part

Après les défusions, les trois municipalités avaient signé une entente pour améliorer le fonctionnement de l’agglomération de Québec, prévoyant la quote-part de chacune. L’Ancienne-Lorette avait poursuivi la Ville de Québec après que celle-ci eut ensuite augmenté les montants réclamés.

Le juge Godbout a conclu que cette ville défusionnée avait payé trop cher pour certains services communs. Un remboursement de 14 millions $ lui avait été accordé à cet effet par le jugement de la Cour supérieure. La Ville de Québec avait aussi été condamnée à payer 4 millions $ pour les frais d’experts et frais de justice engagés par la Ville de L’Ancienne-Lorette dans cette cause.

Remboursement de 20 M$

Le magistrat avait aussi ordonné que la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui était intervenue au litige, reçoive un remboursement approximatif de 20 millions $. Cette ville veut aussi en appeler du jugement, mais devra possiblement demander la permission à la Cour d’appel, elle aussi.

Dans sa décision de vendredi, la juge Bich a également transmis le dossier à un juge coordonnateur pour la suite des choses.  La Presse canadienne