La rivalité Montréal-Québec n’existe pas à l’extérieur du domaine sportif, a rappelé Régis Labeaume lors de la présentation de la mairesse de Montréal Valérie Plante, conférencière invitée à un dîner de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Train à grande fréquence: Labeaume et Plante parlent d’une seule voix

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a joint sa voix à celle du maire de Québec lors de sa première visite officielle dans la capitale vendredi sur la nécessité d’implanter un train à grande fréquence (TGF) pour unir les deux villes.

La rivalité Montréal-Québec n’existe pas à l’extérieur du domaine sportif, a rappelé Régis Labeaume lors de la présentation de Mme Plante, conférencière invitée à un dîner de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. La première femme à la tête de la métropole a beaucoup parlé de mobilité durable, félicitant au passage le projet de tramway à Québec. «Après la ligne rose, j’en voudrais un aussi», a-t-elle dit à la blague, suivi de son rire qui la distingue. 

Dans une mêlée de presse commune, les deux élus paraissaient visiblement sur la même longueur d’onde, notamment dans le dossier de l’implantation d’un TGF, enjeu commun aux deux villes. «Via Rail est toujours en discussion avec le gouvernement fédéral, a confirmé le maire Labeaume. Moi, j’ai adoré la position de la mairesse de Montréal sur l’accès au tunnel du mont Royal. Le noeud est là. C’est ce qui peut faire la différence entre un projet et pas de projet», laisse-t-il entendre, soulignant que ce dossier est important pour Québec.

En effet, les gestionnaires du Réseau express métropolitain (REM), une nouvelle ligne de 67 kilomètres actuellement en construction à Montréal, souhaitaient être les utilisateurs exclusifs du tunnel. Ce qui aurait mis en péril l’implantation d’un TGF Québec-Montréal. 

Labeaume croit encore au TGV

Le maire va plus loin, en espérant un train à grande vitesse. «Moi, je crois encore au TGV. Je pense que notre pays le mérite. Il a été bâti avec un chemin de fer. On pourrait renouveler ça avec un TGV. L’Europe a compris ça et les États-Unis sont en avance sur nous.» 

De son côté, Mme Plante affirme n’avoir actuellement aucune préférence sur le type de transport qui pourrait naître. «Je dis toujours qu’il faut nous proposer des choses, qu’elles soient documentées, après on pourrait se prononcer. Il y a tellement d’options maintenant et les technologies évoluent chaque fois.» 

La seule condition qu’elle pose est que le projet présenté soit viable. Ça serait le genre de projet que je soutiendrais avec plaisir.»

Et comme il était aussi beaucoup question de transport actif, la rencontre s’est terminée sur une proposition de Mme Plante de marcher du centre des congrès à l’hôtel de Ville pour une visite rapide des lieux. Une offre déclinée par le maire, accablé d’un mal de dos. 

Pour la petite histoire, la mairesse rendait aussi visite à la belle-famille à Sainte-Foy avant de reprendre la route vers la métropole.