L’Association des travailleurs du préhospitalier souligne que l’ajout des 8760 heures supplémentaires de service par année «se résume à une seule ambulance de plus par période de 24 heures», et que l’effet est «vraiment dérisoire».

Toujours de la rétention d’ambulances dans les hôpitaux de Québec, dénonce le syndicat

Malgré l’ajout d’heures de service ambulancier annoncé le mois dernier, la rétention d’ambulances dans les hôpitaux de Québec se poursuit et atteint même «de nouveaux sommets», dénonce l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH-CSN).

Le 19 février dernier, le CIUSSS de la Capitale-Nationale annonçait l’ajout de près de 9000 heures de service ambulancier pour améliorer la couverture dans la région de Québec. Il annonçait également la mise en place de mesures pour réduire le délai de remise en service des équipes ambulancières à la suite d’un transport à l’hôpital. 

Dans un communiqué diffusé jeudi, l’ATPH dit douter qu’il y ait eu «de réels changements, car nos membres nous soulignent que la rétention des ambulances dans les centres hospitaliers de la région se poursuit et atteint même de nouveaux sommets».

Selon le président du syndicat, Frédéric Maheux, au cours des deux dernières semaines seulement, des centaines de paramédics auraient été contraints de stationner leur ambulance dans les urgences, et ce, pour des périodes pouvant dépasser cinq heures, autant de temps où ils ne sont pas disponibles pour répondre aux appels.

Ajout «dérisoire»

L’ATPH souligne que l’ajout des 8760 heures supplémentaires de service par année «se résume à une seule ambulance de plus par période de 24 heures», et que l’effet est «vraiment dérisoire».

«L’ajout des heures supplémentaires semble important, c’est un gros chiffre, mais cela se traduit par un seul véhicule de plus alors qu’on en ajoute jusqu’à six ou sept par jour pour tenter de suffire à la charge d’appels élevés et aux ambulances retenues dans les hôpitaux», illustre Frédéric Maheux.

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, on se dit conscient «que des améliorations sont attendues», et on assure qu’un travail en ce sens est fait en collaboration avec le CHU de Québec, l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et les entreprises ambulancières. «Nous sommes sur la bonne voie et confiants de voir des résultats positifs à court terme», nous dit-on.