Trois exercices se dérouleront simultanément dans le pays imaginaire du Canuckistan. Des équipes d'enquêteurs rapporteront les activités terroristes qui s'y déroulent et suivront des pistes les conduisant vers des usines d'armes chimiques.

Terrorisme: l'OTAN se prépare à faire face à des attaques biologiques et chimiques

La probabilité d'une attaque biologique ou chimique terroriste renforce l'importance d'un exercice militaire de l'OTAN qui se déroule jusqu'au 29 juillet sur la plus grande base d'entraînement du Canada, a souligné un expert du contre-terrorisme.
Même si la majorité des récents attentats ont impliqué des explosifs ou des armes à feu, la menace n'en demande pas moins grave, ajoute Chris Corry de Recherche et développement pour la défense Canada, une agence relevant du ministère de la Défense nationale.
L'exercice Precise Response (Intervention rapide) à la base de Suffield, dans le sud-est de l'Alberta portera sur la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire.
10 pays
Plus de 350 spécialistes provenant de 10 pays membres de l'OTAN, dont le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, testent leurs capacités dans un environnement réaliste. Presque tous les participants portent des vêtements de protection.
Trois exercices se dérouleront simultanément dans le pays imaginaire du Canuckistan. Des équipes d'enquêteurs rapporteront les activités terroristes qui s'y déroulent et suivront des pistes les conduisant vers des usines d'armes chimiques. Elles devront ramener du matériel dans des laboratoires mobiles afin d'en vérifier la composante.
«La réalité»
Le capitaine néerlandais Nesse Timmers commande l'un des exercices. Il a souligné qu'une approche collective est importante dans la lutte contre le terrorisme afin d'être aussi prêt que possible lorsque «la réalité» frappera.
L'adjudant canadien Stephan Allen a dit que l'exercice de Suffield était l'occasion de mettre en vigueur les habiletés spécifiques de chaque pays participant. Selon lui, la situation actuelle n'affecte pas vraiment la façon avec laquelle les soldats de la coalition abordent le problème.