La fontaine près de la Gare du Palais

Température: un mois de juillet charmant pour Québec

Vous préparez votre fin de semaine estivale? Une virée au chalet, au parc, autour de la piscine d’un ami? Pour étoffer le prévisible papotage météo, vous feriez mieux de lire ceci!

Allons-y d’emblée avec une statistique qui fera sensation : 40 %. En fait, c’est 38,84 %, mais arrondissons à 40 %. Contrairement au printemps qui a trempé et refroidi le Québec, juillet a été particulièrement sec. Dans la capitale, il est d’ailleurs tombé autour de 47 mm de pluie, soit 40 % des précipitations «normales» enregistrées dans les annales d’Environnement et Changement climatique Canada. C’est (un peu) mieux qu’à Montréal avec ses 44 %; nettement mieux que Trois-Rivières qui a reçu 74 % de la flotte habituelle.

Météomédia ajoute : «Ce mois de juillet dans la Capitale-Nationale se classe donc dans le top 3 des plus secs de son histoire.»

Vacanciers comblés

«Juillet 2019 a comblé l’attente des vacanciers qui ont choisi de demeurer au Québec de même que des touristes venus d’ailleurs pour profiter des attraits de la province» observent les météorologues d’Environnement Canada dans leur bulletin mensuel. «En plus de connaître un mois de juillet avec des températures moyennes en général de 1 à 2 degrés au-­dessus des normales, les précipitations se sont faites plutôt discrètes puisque plusieurs régions ont connu un déficit de précipitations.»

«La persistance des températures au-dessus des normales et le peu de variabilité d’une journée à l’autre […] a marqué le mois et l’a fait paraître très agréable», poursuivent les trois auteurs, Steve Boily, André Cantin et Simon Legault.

Le thermomètre n’a toutefois pas eu si chaud que pourraient le croire ceux qui ont eu de la difficulté à s’endormir dans leur lit bouillant… «Bien que le facteur Humidex ait atteint à l’occasion des valeurs de 36 à 40, ces conditions n’ont rien d’exceptionnel ni d’anormal.» 

Dans la capitale, la température moyenne a été de 1 degré Celcius au-dessus de la moyenne. «L’Abitibi-­Témiscamingue a remporté la palme pour l’écart le plus grand par rapport à leur normale de juillet avec un écart de plus de 3 degrés.»

Le mois qui vient de se terminer paraît d’autant plus charmant que les précédents ont été moroses, souligne également Météomédia. «Après neuf mois sous les normales et un été qui a peiné à faire son entrée, le mois de juillet s’est déroulé contre toute attente sous le signe du beau temps.»

Et puisque juin a été un peu frisquet, la crue du mercure a été plus notable. «Ce mois-ci, un écart de températures important a été observé : normalement, entre juin et juillet, il y a une augmentation de 3 °C. Cette année, il est plutôt question de 5 °C. Cet écart est l’un des plus importants dans l’histoire de la province.»

Continuité

Que nous réserve le nouveau mois? Voici ce que voit l’équipe d’Environnement Canada dans sa boule de cristal : «Le soleil sera abondant au cours des premiers jours d’août avec un retour à des températures plus supportables, mais tout de même au-dessus des normales saisonnières. […] Le début du mois se poursuivra dans la continuité de juillet avec peu de précipitations.»

«Par la suite, les températures devraient revenir près des normales pour le reste du mois avec de légères fluctuations de part et d’autre des normales, mais nous n’entrevoyons pas de retour de grandes chaleurs humides ni de temps anormalement frais.»