Le maire de Québec Régis Labeaume
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Télétravail: la Ville conteste la mise en demeure des syndicats

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Québec est convaincue de respecter le décret gouvernemental même en rappelant sur leur lieu de travail une centaine de fonctionnaires en télétravail depuis le début de la pandémie.

Mercredi, le syndicat des fonctionnaires et celui des cols blancs ont fait parvenir une mise en demeure à la Ville qui exige le retour de travailleurs sur leur lieu de travail. Cette demande est jugée inacceptable dans le contexte de la hausse du risque de transmission de la COVID. L’Alliance des professionnels et professionnelles de la Ville de Québec (ALLPPVQ) et le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ) allèguent que cela contrevient au décret gouvernemental.

Dans la réponse de la Ville dont Le Soleil a obtenu copie, l’administration soutient «qu’en date du 22 septembre dernier, près de 1500 employés de la Ville, couverts en très grande majorité par les certificats d’accréditation [NDLR: des deux syndicats] affectés à des services prioritaires et non prioritaires, sont toujours en télétravail à temps plein et à temps partiel. Il est donc faux de prétendre que la Ville ne privilégie pas le télétravail lorsque les tâches le permettent, tel que prévu par le décret 689-2020, considérant le nombre élevé d’employés offrant leur prestation en télétravail».

La Ville s’inscrit également en faux avec les accusations de négligence portées contre elle: «Vous comprendrez que nous ne pouvons adhérer à vos propos reprochant «l’absence de tout effort de la part de la direction de la Ville de Québec pour répondre à la demande du gouvernement du Québec» ainsi qu’«aucune mesure n’est prise pour protéger les employés ou leur famille plus à risque de développer des complications de la COVID-19.»

Une situation jugée troublante du fait que les mesures applicables tant pour la mise en place du télétravail que pour le retour sécuritaire au travail s’est fait en collaboration avec les syndicats, selon les paramètres de la CNESST et de la santé publique, soutient la Ville.

Dans ce contexte, la Ville fait appel à son droit de gestion pour déterminer qui doit donner sa prestation de travail sur son lieu de travail. Elle contestera toute démarche juridique visant à contrecarrer cette décision.