Avec cette fusion, l’application mobile donnera la priorité au taxi le plus près du client. Ce faisant, les compagnies de taxi poursuivent la modernisation de leur service, afin d’être plus compétitives face à Uber.

Taxi: les territoires urbains fusionnés

L’offre de taxi à Québec sera uniformisée dès le 24 septembre. Le regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) a annoncé que les territoires de Québec, Charlesbourg, Beauport, Sainte-Foy, Val-Bélair, Saint-Émile, et Wendake ne constitueront plus qu’une seule agglomération pour les taxis.

À la demande de la RITQ, le ministère des Transports a autorisé la fusion des territoires. 

«Les temps de réponse aux clients seront plus courts, ce qui sera bon pour les clients. Il y aura moins de voyages à vide, donc moins de pollution. 

Et la distance entre les courses sera plus petite, ce qui sera plus rentable pour les chauffeurs», a indiqué via communiqué le porte-parole du RITQ, Abdallah Homsy.

Avec cette fusion, l’application mobile donnera la priorité au taxi le plus près du client. Ce faisant, les compagnies de taxi poursuivent la modernisation de leur service, afin d’être plus compétitives face à Uber.

Nouveau modèle d’affaires

M. Homsy souhaite que les taxis abandonnent une partie de leur ancien modèle d’affaires, qui ne fonctionnait plus dans la nouvelle réalité du marché.

«Les territoires actuels de taxi sont des reliquats d’anciennes gestions périmées précédant les fusions municipales», selon le RITQ.

Uber visé

Si les dirigeants des taxis dans la région de Québec se félicitent de pouvoir offrir davantage de taxis à des endroits précis durant des périodes plus achalandées, ils en profitent en même temps pour critiquer Uber. «La fusion sera vraiment utile à l’aéroport, au Port de Québec, dans les gares de train et dans les hôtels. Le nombre de voitures qui peuvent les servir est maintenant beaucoup plus grand. Dans un contexte où nous voulons être complémentaires au Réseau de transports de la Capitale et au réseau structurant, c’est un avantage concurrentiel important. En fait, il n’y a qu’une seule entreprise qui doit craindre cette mesure : Uber. 

En pouvant prendre des clients partout et avec une application mobile meilleure que la leur, nous pourrons enfin lutter à armes presque égales, comme Uber n’a toujours pas à payer de permis de taxi», conclut M. Homsy.

Cette mesure du RITQ s’inspire de celle prise par la Société de transport adapté de la Capitale (STAC), qui avait retiré il y a quelques années les contraintes de territoire. 

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec, qui regroupent 95 % des permis de taxi de la capitale, près de 600 voitures et plus de 1200 chauffeurs. 

Le RITQ représente Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg, Taxi Coop Ste-Foy et Taxi Coop Val-Bélair.