En septembre 2014, Soeur Simone Voisine avait été nommée lauréate de la semaine par Le Soleil et Radio-Canada. Ses funérailles ont eu lieu jeudi.

Sœur Simone Voisine: la femme derrière la soupe populaire s’éteint à 92 ans

Sœur Simone Voisine s’est éteinte samedi dernier, à 92 ans. La religieuse d’exception avait notamment supervisé la soupe populaire des Soeurs de la Charité pendant plus de deux décennies.

Elle a laissé sa place à la tête de l’œuvre caritative en juin 2014, moment où elle a servi ses derniers repas. Au mois de septembre de la même année, Le Soleil et Radio-Canada lui rendaient hommage en la nommant lauréate de la semaine, pour ses engagements multiples auprès de sa communauté. 

Sœur Simone a consacré sa vie à aider les gens les plus démunis, à Québec ou ailleurs dans la province. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un livre de la sociologue Maria DeKoninck, Soeur Simone Voisine, qui raconte son passage et ses combats depuis son entrée chez les Soeurs de la Charité en 1943. Elle est décrite comme «une femme exceptionnelle, une religieuse atypique, femme d’action et de conviction».

Les funérailles de Soeur Simone se sont déroulées jeudi, plusieurs bénévoles ou citoyens qui ont croisé son chemin étaient présents, en plus de tous ses proches.

«Je n’ai pas vécu avec elle beaucoup, mais je sais que c’était une femme très engagée. Surtout avec les plus pauvres, et elle ne les appelait pas “les pauvres”, elle les appelait ses invités», se souvient la secrétaire générale des Soeurs de la Charité, Madeleine Tardif. 

Il y avait aussi des gens venus de la Gaspésie jeudi, où Soeur Simone œuvrait avant de se déplacer vers Québec. 

«Elle avait de l’initiative, elle était énergique, c’était une femme accueillante, ouverte, toujours souriante et désireuse de rendre service à tout le monde.» Sœur Simone était aussi en bonne santé, jusqu’à ce que son âge la rattrape. 

Dans ses dernières années, elle venait rendre des petits services aux Soeurs de la Charité lorsqu’elle se sentait en forme. 

«Elle a fait tout ce qu’elle a pu, le temps qu’elle a pu. Elle va avoir laissé sa marque, elle en a fait beaucoup», termine Mme Tardif.