Les militants de Storm Alliance étaient facilement identifiables lors de l'assemblée en présence de Justin Trudeau, jeudi, à l'école secondaire De Rochebelle.

Storm Alliance surpris d’avoir été admis à l’assemblée de Trudeau

Les six militants du groupe d’extrême droite Storm Alliance ont été surpris d’avoir été admis à l’intérieur du gymnase de l’école secondaire De Rochebelle, où le premier ministre Justin Trudeau tenait une assemblée citoyenne jeudi.

«On a été acceptés à l’intérieur, ce qui est une grande surprise pour moi. En plus, on a été acceptés sans inscription préalable, donc on a apprécié», déclare le chef de Storm Alliance, Dave Tregget, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’organisation. 

Tregget, dont l’organisation est opposée aux politiques de Justin Trudeau en matière d’immigration, avoue cependant que le fait que lui et ses comparses aient été admis à l’assemblée lui enlevait une occasion de critiquer le premier ministre.

«Ça m’enlève des munitions pour me plaindre, mais bon, il y a un bon vouloir et on l’apprécie», poursuit-il, ajoutant que les militants avaient pu garder leurs tuques de Storm Alliance, mais pas leurs manteaux ou leurs cache-cou également frappés du logo de l’organisation.

«On nous a demandé d’ôter nos manteaux, mais c’était la même chose pour tout le monde. Ce qui m’a dérangé, c’est qu’on nous a aussi demandé d’ôter nos cache-cou pour des raisons de sécurité», a-t-il poursuivi, rappelant que les militants de Storm Alliance étaient «très bien identifiés» sur place.

Courte présence

Tregget et ses acolytes ont toutefois quitté l’assemblée assez rapidement. «On a quitté assez tôt, après une demi-heure. Ça n’aboutissait pas, ça ne donnait rien, il n’y avait pas d’intérêt à être là», poursuit Tregget. 

«On voulait être présent et on a réussi, on ne voulait pas faire un coup d’éclat. Si on nous avait offert de poser une question, on l’aurait fait», a-t-il cependant précisé.

Le chef de Storm Alliance affirme avoir discuté sur place avec des représentants syndicaux, des politiciens et même un membre de la communauté musulmane. «On a été appréciés de beaucoup de gens et il y a même quelqu’un qui m’a dit que le mythe de l’extrême droite s’effaçait tranquillement grâce à notre bon travail», a-t-il conclu.