Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs Pierre Dufour a annoncé lundi que dès 2022, les compagnies forestières pourront planifier sur trois ans les coupes de bois à réaliser sur les terres publiques.

Stimuler la coupe de bois pour réduire les GES

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite que les compagnies forestières coupent davantage de bois au Québec, afin de réduire les gaz à effet de serre (GES).

Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs Pierre Dufour a annoncé lundi que dès 2022, les compagnies forestières pourront planifier sur trois ans les coupes de bois à réaliser sur les terres publiques. Cette meilleure planification pourrait les inciter à ouvrir davantage de chantiers. 

En dévoilant sa vision forestière, le ministre Dufour a tenu à rappeler que couper du bois est essentiel pour qu’une forêt se régénère. «La forêt, c’est comme un jardin. Il faut l’entretenir et la cultiver pour qu’un nouveau cycle recommence.»

Son gouvernement va continuer de planter des arbres, mais il va surtout s’assurer de garder les forêts en santé en coupant le bois mature avant qu’il ne meure et rejette ainsi du carbone dans l’environnement. «Si on plante juste des arbres et qu’on ne fait pas de gestion de forêt, à un moment donné, tu vas avoir un effet inverse. C’est que la forêt en soi ne fera plus son travail de capter le carbone», indique M. Dufour. 

À l’heure actuelle, le Forestier en chef du Québec met à la disposition des industriels un potentiel de 10 millions de mètres cubes de bois. Ce potentiel passera à 11 millions l’an prochain et sera appelé à augmenter. 

À l’heure actuelle toutefois, ce potentiel n’est pas totalement exploité. Parfois, le bois est situé dans un secteur trop escarpé ou difficile d’accès. M. Dufour veut s’assurer que son ministère donne «les meilleurs moyens aux entreprises pour aller chercher le bois qui est laissé en forêt».  

Il cite en exemple les redevances qui peuvent être baissées pour inciter les industriels à récolter du petit bois, ou des droits de coupe qui peuvent être augmentés lorsqu’une forêt est aux prises avec la tordeuse des bourgeons de l’épinette. 

Le ministre Dufour croit que le Québec pourrait également planter davantage d’essences de bois recherchées, comme l’épinette noire ou le pin blanc, après avoir récolté du sapin, qui a une moins grande valeur. 

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs veut également promouvoir l’utilisation du bois d’œuvre dans le secteur de la construction. Il a mis en ligne ces dernières semaines la plate-forme Gestimat, qui permet de quantifier, d’analyser et de comparer l’empreinte carbone des différents matériaux de construction. Le ministre Dufour indique que ce logiciel développé au Québec suscite déjà l’intérêt d’autres provinces au Canada.