«On n’abandonne rien du tout pour l’instant. C’est le statu quo. La seule chose qui bloque notre projet, c’est le tramway», a expliqué le président d'ACERO, Benoît Raymond.

Statu quo pour la tour de 18 étages dans Limoilou

Contrairement à ce qu’a pu avancer le collectif citoyen Action Limoilou sur sa page Facebook, ACERO Groupe immobilier n’abandonne pas pour l’instant le projet d’une tour de 18 étages dans Limoilou.

En entrevue téléphonique, Benoît Raymond, le président d’ACERO, s’est dit surpris de la nouvelle. «On n’abandonne rien du tout pour l’instant. C’est le statu quo. La seule chose qui bloque notre projet, c’est le tramway. Il va passer sur la 1ère Avenue et il y a encore des choix de la ville sur des emprises de terrains, et, nous, on ne peut pas dessiner de projet sans savoir si la Ville va prendre un mètre sur notre terrain ou pas», a-t-il expliqué. 

ACERO a rencontré les citoyens le 13 juin à la suite du dépôt d’une pétition de 1400 noms au conseil de ville du 22 mai. Selon Action Limoilou, ACERO leur a confirmé «qu’ils abandonnaient définitivement le projet de tour. Les promoteurs ont dit avoir été surpris que la première mouture du projet connaisse une si vive opposition, mais ils ont exprimé la volonté de présenter un nouveau concept respectant le zonage actuel de 5 étages», peut-on lire sur la page Facebook du collectif.

Le projet de tour dévoilé en janvier dernier par ACERO

Benoît Raymond a confirmé avoir rencontré les citoyens, mais pas d’avoir dit qu’il abandonnait la tour de 18 étages. «On a rencontré les citoyens, on a eu une bonne discussion, mais on a ni infirmé ni confirmé quoi que ce soit. Ils nous ont expliqué leurs craintes, et, nous, pourquoi on voulait faire ça», a mentionné Benoît Raymond . «On va toujours faire un projet à cet endroit-là, on pense que c’est un site exceptionnel qui mérite d’avoir un projet intéressant pour le quartier», a-t-il poursuivi. 

Au moment du dépôt de la pétition, Régis Labeaume avait dit qu’il comprenait les inquiétudes des citoyens de Limoilou, mais pour lui, il était temps d’avoir une vraie discussion à l’échelle de la ville sur le développement durable et la densification. «À un moment donné, il faut qu’on se fasse une idée comme ville, est-ce qu’on veut densifier ou non? C’est sûr qu’on ne veut pas dénaturer le quartier, mais je pense qu’à Québec, on est vraiment rendu au moment où ça nous prend une sérieuse discussion sur le développement durable et sur la densification», avait-il affirmé lors du point de presse d’avant conseil.