Selon le syndicat, les employés de Stoneham ont un salaire «plus bas» que les employés d’autres stations de ski de Québec, tels que celle du Mont-Sainte-Anne.
Selon le syndicat, les employés de Stoneham ont un salaire «plus bas» que les employés d’autres stations de ski de Québec, tels que celle du Mont-Sainte-Anne.

Station de ski de Stoneham: négos sur les salaires samedi

Le syndicat des employés de la station de ski de Stoneham sera à la table des négociations samedi matin, en compagnie d’une conciliatrice. La grève est encore possible, mais le syndicat espère en arriver à une entente de principe, notamment sur la question des salaires.

Jeudi, en assemblée syndicale, les employés ont adopté à 86,7 % un mandat de moyens de pression.

«Ça peut aller jusqu’à la grève, mais ce n’est pas ça qu’ils souhaitent. Ils veulent convenir une convention collective, mais pas à n’importe quel prix», indique la représentante du syndicat des employés, Ann Gingras, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Selon elle, les employés de Stoneham ont un salaire «plus bas» que les employés d’autres stations de ski de Québec, tels que celle du Mont-Sainte-Anne. 

«C’est clair qu’ils regardent ce qui se passe ailleurs. Les gens surveillent ce qui se fait dans le secteur. De façon générale, l’employeur n’est pas très généreux au niveau salarial. Les employés n’ont pas de demande comme telle, les gens avaient surtout une colère face à la non-reconnaissance de l’entreprise à leur égard», ajoute Mme Gingras.

La compagnie albertaine Resorts of the Canadian Rockies est propriétaire de la station de ski Stoneham, qui compte quelque 150 employés syndiqués.

Vendredi, à l’approche du congé des Fêtes, la station s’est toutefois montrée rassurante, indiquant que la montagne était toujours en activité.

Pénurie de main-d’œuvre

Ce n’est plus une surprise, la pénurie de main-d’œuvre frappe toutes les entreprises à Québec, et les stations de ski ne font pas exception.

Selon Mme Gingras, les employés actuels comblent parfois le manque de travailleurs, mais ne sont pas payés plus cher. Étant donné que le salaire offert est plus bas que celui des autres stations de ski, l’intérêt pour travailler à Stoneham n’est pas grand. 

«Pour attirer du monde, il faut se montrer attrayant», rappelle Mme Gingras.

Sous le salaire minimum

Une conciliatrice dans le dossier avait étudié en juin dernier la situation de l’entreprise et du syndicat afin de déposer un rapport, à savoir si l’entreprise pouvait en faire plus, faire mieux dans ce qu’ils offrent à ses employés. 

«Dans son rapport, elle disait qu’elle considérait que l’entreprise ne pouvait pas aller plus loin. Les membres ont donc rejeté l’offre de règlements. Ça va être le petit coup de pouce de plus pour mettre plus de pression et aller plus loin.»

Même si d’autres aspects sont à discuter, c’est surtout la question du salaire qui déclenche la grogne des employés. Selon Mme Gingras, il y a beaucoup de classes d’employés et beaucoup d’échelons de salaire. Seulement, la station de Stoneham est une entreprise saisonnière et il y a un «énorme» roulement d’employés chaque année.

«Ce qu’on projette pour la première classe comme salaire, c’est un montant en bas du salaire minimum tel qu’annoncé par le ministre, 12,92 $/h pour 2020», explique Mme Gingras.

Plus tôt cette semaine, le ministre du Travail Jean Boulet avait annoncé une augmentation du salaire minimum à 13,10 $ dès le 1er mai 2020.