Le stade Canac sera le théâtre le 25 mai d’un concert-bénéfice au profit de la fondation des Capitales et du baseball mineur de la grande région de Québec intitulé Major Pinch mettra en vedette le groupe hommage aux années 80 Karma Kameleons.

Stade Canac: temple du baseball... et de spectacles?

La pose d’une surface synthétique au Stade Canac en 2017 permet maintenant à l’amphithéâtre d’accueillir des spectacles à ciel ouvert. Et si ce temple du baseball en devenait aussi un de la musique? Un horizon de possibilités qui pourrait bien servir le Festival d’été de Québec (FEQ).

L’organisation des Capitales de Québec tiendra le vendredi 25 mai un premier concert-bénéfice au profit de sa fondation et du baseball mineur de la grande région de Québec. Une première qui aurait été impossible à présenter sur le gazon naturel. «Le stade a une capacité de 3500 places assises et le terrain peut faire office de parterre. La surface est conçue pour ça. Le nombre de personnes importe peu. Le matériau a une résistance de 70 livres au pouce carré», explique le président de l’équipe Michel Laplante.

Le spectacle du 25 mai intitulé Major Pinch mettra en vedette le groupe hommage aux années 80 Karma Kameleons. M. Laplante a demandé une autorisation à la Ville de Québec, propriétaire des lieux, pour présenter ce spectacle. Le président voit l’événement comme une belle occasion d’amasser de l’argent pour le baseball mineur, mais aussi comme une occasion de tester l’amphithéâtre pour ce genre de représentation.

«Si nous pouvons tenir trois ou quatre spectacles par année, ça sera un gros maximum, insiste-t-il. Notre but n’est pas de devenir un promoteur de spectacles. Nous ne voulons nuire à aucune organisation autour de nous. On ne sollicitera aucun artiste pour se produire dans le stade si ce n’est que pour un spectacle-bénéfice comme celui du 25 mai», tranche M. Laplante.

Prenons la situation de l’autre bout de la lorgnette. Et si une organisation déjà bien implantée, disons le FEQ, demandait d’utiliser le stade pendant la quinzaine estivale? «On serait totalement in. Tout ce qui peut représenter une nouvelle entrée d’argent pour la fondation, nous sommes preneurs. Si nous savions un an à l’avance que le FEQ veut utiliser le stade, à telles dates, nous pouvons planifier le calendrier en conséquence», confirme celui qui n’identifie aucun obstacle majeur à la réalisation d’un projet du genre.

«Le 25 mai, ça sera une première. On va voir comment ça se passe. Après, on va pouvoir mieux évaluer le potentiel du site. Mais c’est sûr que tout le monde nous dit que le stade “c’est la totale” pour la présentation de spectacles.»

La pièce manquante

Lumières, écrans géants, toilettes, stationnement, situé près d’une voie de circulation majeure et du district Saint-Roch où le bar L’Anti et l’Impérial présentent déjà des spectacles dans le cadre du FEQ. Le stade ressemble à une pièce manquante au casse-tête et s’y imbrique naturellement.

Le casse-tête, il se présente à l’occasion en haute ville lorsque les spectateurs, trop nombreux, sont refoulés aux portes du parc de la Francophonie (Pigeonnier). Parfois, un artiste attire beaucoup plus de fans que l’organisation aurait pu imaginer ou le festival n’a simplement d’autre choix que de faire avec les sites disponibles. Fréquemment, la question d’un site intermédiaire entre les plaines d’Abraham et le parc de la Francophonie ressurgit.

Le Pigeonnier fait environ 54 000 pieds carrés dont une partie est inutilisable à cause de sa configuration. À titre de comparaison, c’est la dimension du dôme qui recouvre une partie seulement du terrain du stade, sans compter les places dans les gradins. 

Et-ce suffisant pour tenter le FEQ? Jeudi, personne n’était disponible pour répondre à la question qui demeure ouverte.