SPA de Québec: suppression temporaire des frais d'abandon pour les chiots et chatons

La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec élimine temporairement les frais d’abandon pour les chatons de moins de quatre mois et les chiots de moins de trois mois, afin de lutter contre l’abandon irresponsable.

Ces frais qui se voulaient une façon de décourager l’abandon et de compenser «très partiellement» la SPA pour les soins prodigués à l’animal, produisaient plutôt l’effet inverse. «Notre but est d’éviter que des chatons soient abandonnés dans une boîte en carton ou des chiots balancés dans le boisé», fait valoir Félix Tremblay, président de la SPA de Québec.

Reproduction incontrôlée

Alors que la reproduction est à son comble, surtout chez les chats, la SPA évalue actuellement les conséquences de la reproduction incontrôlée. «On envisage de retirer complètement les frais pour les chatons et les chiots, mais ça demeure un projet pilote, précise M. Tremblay. Il faut d’abord convaincre les propriétaires de faire stériliser leur animal.»

L’idée est d’offrir une avenue facile aux propriétaires dans le pétrin, donc. Ces animaux pourront être vus par un vétérinaire, traités dans leurs meilleures conditions et placés à l’adoption. 

Entre mai et octobre, c’est carrément «la saison de l’abandon et de la reproduction» à la SPA de Québec, les déménagements accélérant le problème.

Bien qu’aucune euthanasie de surpopulation n’ait été enregistrée l’an dernier, l’adoption doit toujours être stimulée. «Un chat peut passer deux mois dans une cage. On veut l’éviter autant que possible», indique M. Tremblay.

La durée moyenne d’un séjour à la SPA de Québec est de deux semaines, avec un taux d’adoption pour les animaux disposés de 98,7 %.

Actualités

Les leçons de vie de Michelle Obama

Le charisme de Michelle Obama est indéniable. Sa venue à Québec a fait déplacer 8000 personnes au Centre Vidéotron lundi soir, pour 80 minutes bien tassées d’une conversation entre l’ex-première dame et la femme d’affaires Christiane Germain, axée sur son parcours et sa vision de la vie.

Ceux qui avaient lu les mémoires de Michelle Obama, Devenir (Becoming), n’auront pas appris beaucoup de choses lors de cet évènement orchestré par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. Ils auront au moins eu le luxe d’entendre en personne la principale intéressée, vêtue d’un élégant costume bleu pâle, le ton accessible et simple, la dégaine joyeuse et mesurée.

«Même si vous avez l’habitude de ce genre d’évènement, êtes-vous nerveuse?» lui a demandé Christiane Germain, en début de parcours. «Oui, un peu. J’espère toujours que de me présenter ici telle que je suis soit suffisant», a répondu l’avocate de formation, née dans un quartier ouvrier de Chicago, élevée dans une grande simplicité pour ensuite briller dans les universités de la Ivy League, à Princeton et Harvard. 

Elle est revenue sur son enfance, vécue sans grand confort matériel, mais riche en valeurs. «Mes parents étaient comme tant d’autres parents autour du monde, ils ont investi d’abord dans l’avenir de leurs enfants», a-t-elle rappelé. Après les sacrifices qu’ils ont faits pour lui permettre une éducation dans une université réputée, elle a trouvé difficile d’avouer à sa mère qu’elle voulait changer de carrière, alors qu’elle était une avocate très bien payée dans une grande firme de Chicago. 

De son père, elle a dit qu’il a été son meilleur modèle de respect envers les femmes, parce qu’il lui a fourni les mêmes outils et l’a tenue aux mêmes standards que son grand frère.

Elle a d’ailleurs livré un vibrant plaidoyer féministe sous la forme d’une invitation faite aux hommes de préparer le monde pour les fillettes de demain. «Votre rôle est le plus important de tous», a-t-elle soutenu. Oui, il faut élever des jeunes filles qui savent s’exprimer, s’imposer, tenir leur bout, mais encore faut-il préparer le monde dans lequel elles vont évoluer comme femmes dans quelques années, a précisé Mme Obama. 

Beaucoup de ses messages étaient adressés aux jeunes femmes, qui formaient une bonne partie de l’auditoire. Elle les a invitées à être indulgentes envers elles-mêmes, et à sortir de leur zone de confort pour évoluer. «Les femmes sont socialisées pour penser qu’elles doivent être parfaites, qu’il n’y a une seule façon de réussir», a dénoncé la femme de Barack Obama. À 55 ans, elle dit enfin comprendre celles qui lui disaient que les femmes sont à leur meilleur dans la cinquantaine et la soixantaine. «Je me sens enfin complètement confortable avec qui je suis», a-t-elle confirmé. «La sagesse, ça ne s’achète pas, ça prend des années de hauts et de bas pour arriver à repousser tous ceux qui doutent de nous.»

La vie à la Maison-Blanche

Michelle Obama «vit dans une bulle» depuis l’élection de Barack Obama à la tête des États-Unis en 2008, et même depuis la fin de son deuxième mandat. «Je ne fais jamais la file au supermarché», a-t-elle rappelé avec humour. Sa famille vit toujours entourée d’un détachement de sécurité important. Elle a parlé de son rôle de mère dans ce contexte tout particulier.

Seule incartade plus politique dans une conversation somme toute assez légère, Michelle Obama a profité d’une question sur la pression qu’avait Barack Obama en tant que premier président afro-américain pour lancer une pointe à Donald Trump, sans le nommer. «Imaginez si Barack Obama avait fait des choses comme celles qui se sont passées dans les dernières années. Pensez-y un peu», a-t-elle lancé avant de rappeler avec fierté que l’administration de son mari n’avait pas été entachée de scandales. «Personne n’est parfait, mais je pense que mon mari est bien proche de la perfection», a-t-elle dit avec un grand sourire, suscitant des applaudissements nourris. 

Le sujet du contrôle des armes à feu s’est aussi imposé brièvement quand Michelle Obama a avoué avoir trouvé très difficile de rencontrer des proches de victimes de fusillades. «C’était une chose très difficile de les tenir dans mes bras sans avoir de réponses pour eux», a-t-elle témoigné. 

Le moment le plus spontané est arrivé à la toute fin, avec une série de questions rapides et ludiques, où l’on a pu apprendre que l’ex-première dame était lève-tôt, qu’elle préférait la pizza à la croûte mince, le yoga («Attendez de vieillir, vous allez voir, les étirements, c’est essentiel»), les livres papier et les espadrilles («Des jeans et des espadrilles, voilà la vraie Michelle Obama.») Enfin, elle s’est fait tordre le bras pour avouer qu’elle préférait Céline Dion à Drake. On aurait pris plus de cette spontanéité, mais c’était déjà terminé…

Éducation

La centralisation des achats en éducation dénoncée

Dès 2020, le gouvernement du Québec veut obliger tous les ministères et organismes à regrouper certains de leurs achats. Des économies de 295 millions $ par année sont dans la mire. Un projet décrié par le milieu de l’éducation, qui réclame plus de souplesse et d’autonomie.

Présenté la semaine dernière, le projet de loi 37 qui crée le Centre d’acquisitions gouvernementales (CAG) et Infrastructures technologiques Québec (ITQ) a fait peu de bruit. Mais dans le milieu de l’éducation, il a provoqué une onde de choc.

«On ne comprend pas le gouvernement. D’une main, il envoie plus d’argent directement dans les écoles, pour les services aux élèves, mais de l’autre main, il dit : “Finalement avec votre argent, vous allez acheter ce qu’on vous dit d’acheter.” C’est complètement incohérent comme discours», dénonce Chedlia Touil, directrice générale de Collecto, un organisme sans but lucratif qui offre des services regroupés aux écoles. 

Les écoles primaires, secondaires, les cégeps et les universités achètent environ 20 % de leur matériel de façon regroupée, ce qui n’est pas assez au goût de Christian Dubé, président du Conseil du Trésor. 

Mme Touil plaide que les achats regroupés à grande échelle s’appliquent mal au réseau éducatif. Selon elle, les enseignants et les écoles doivent rester autonomes afin d’acheter le matériel pédagogique qui leur convient. Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a l’intention cet automne de présenter un projet de loi pour abolir les élections scolaires et donner plus de pouvoir aux écoles. Il souhaite également reconnaître l’autonomie professionnelle des enseignants. 

Une volonté qui est contraire à ce que propose le projet de loi 37 de son collègue, évalue Mme Touil. «Le gouvernement n’apprend pas de ses erreurs. À chaque fois qu’on a essayé de centraliser en éducation, ça n’a pas fonctionné.»

Achats en trop

En conférence de presse la semaine dernière, M. Dubé a voulu se faire rassurant. «Ce n’est pas aux gens d’achats de dire que ça prend tel tableau pour donner l’éducation ou tel genre de seringue dans la santé.»

Par contre, il souligne que le système actuel a fait en sorte que des ordinateurs ou du mobilier ont souvent été achetés en trop et ont dormi dans des entrepôts. M. Dubé souhaite avoir une meilleure vue d’ensemble de tout ce qui est acheté par le gouvernement, afin de faire des économies. 

Dans tout l’appareil gouvernemental, environ le tiers des achats de près de 9 milliards $ par année sont faits de façon regroupée, selon la bonne volonté des ministères et organismes. M. Dubé compte voir cette proportion augmenter en obligeant les ministères et organismes à emprunter cette voie, pour acheter du papier ou de l’essence pour les véhicules par exemple. 

La Fédération des cégeps dénonce l’intention du gouvernement de créer ces deux superstructures (CAG et ITQ), compte tenu de «l’expérience désastreuse» qu’a connu le Centre de services partagés du Québec (CSPQ) depuis une décennie. Les nouvelles structures remplaceront le CSPQ. 

«Alors qu’on demande au milieu de l’éducation d’être agile et d’agir plus rapidement en fonction du contexte changeant de la société québécoise, le gouvernement impose une approche rigide qui ne peut que conduire à une plus grande lenteur dans notre capacité à répondre aux besoins de la population», souligne Bernard Tremblay, pdg de la Fédération des cégeps. 

Le réseau universitaire se dit également consterné par le projet de loi 37. Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) défend la diversité et la particularité des services et des biens qui sont achetés par les universités au Québec, étant donné leurs différentes activités de recherche. 

Impact en région

«Ce projet de loi aura aussi un impact néfaste direct sur l’approvisionnement local et le tissu socio-économique de toutes les régions où sont déployés les établissements universitaires», déplore Pierre Cossette, président du conseil d’administration du BCI. 

Une préoccupation partagée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui s’inquiète que des PME installées en région ne puissent pas avoir une capacité de production assez grande pour continuer de faire affaire avec le gouvernement, les écoles ou les hôpitaux. «Personne n’a intérêt à voir émerger un monopole, un fournisseur unique qui approvisionnerait l’ensemble des ministères ou du système de santé avec une gamme précise de produits», prévient Stéphane Forget, pdg de la FCCQ. 

À ce sujet, M. Dubé indique que son gouvernement prendra en compte le coût de transport du matériel en région avant d’obliger un quelconque regroupement. 

La Capitale

Le PEPS intéressé par 2000 bancs du Colisée

Le Pavillon de l’éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval a démontré son intérêt pour récupérer quelque 2000 bancs du Colisée Pepsi — dont la démolition est imminente — afin de les installer dans son aréna.

«On est en discussion avec la Ville de Québec. Il faut faire des vérifications, on ne sait pas si c’est adaptable, il faudra aller visiter et vérifier que c’est compatible», explique Sébastien Bélanger, coordonnateur des événements spéciaux pour le Rouge et Or. 

L’aréna détient encore ses longs bancs en bois, ils commencent à se faire vieux. Le personnel est d’ailleurs en période de rénovation à l’aréna, la réfrigération et les lumières seront notamment changées.

Quand le maire a annoncé la démolition du Colisée, et que les vestiges de l’ex-temple du hockey à Québec seraient vendus à petit prix, M. Bélanger a sauté sur l’occasion. 

«C’est vraiment pour remettre nos installations au goût du jour. Avec l’Université Laval qui privilégie le développement durable, réutiliser du matériel est idéal dans ce cas-ci.»

Une partie d’histoire

Il n’est pas sans noter que l’aréna pourrait conserver une parcelle d’histoire. Lors de la renaissance des Remparts dans les années 1990, les joueurs avaient disputé leurs deux premières saisons au PEPS de l’Université Laval, avant de jouer au Colisée ou au Centre Vidéotron.

L’échéancier de démolition n’a pas été partagé dans les détails. M. Bélanger devrait savoir si son plan fonctionne dans les prochaines semaines. Le nombre exact de bancs ou le prix n’a donc pas encore été convenu. 

Rappelons que le Colisée a été officiellement fermé le 16 septembre 2015 lors d’un spectacle d’adieu donné par le groupe Metallica.

À LIRE AUSSI: Le processus de démolition du Colisée Pepsi enclenché

L'Est du Québec

Le F.-A.-Gauthier a «détruit sa vie»

MATANE — Deux ans après avoir été affecté à la décontamination des moisissures sur le NM F.-A.-Gauthier, un employé de la Société des traversiers du Québec (STQ) a reçu un diagnostic qui, selon lui, a détruit sa vie. Marc Bérubé a développé une maladie pulmonaire dégénérative. Si la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) reconnaît la maladie professionnelle de l’homme de 51 ans de Matane, son employeur conteste le verdict.

«J’étais en pleine santé et maintenant, le moindre petit effort me donne de la misère, soutient M. Bérubé. Je n’ai plus de souffle. Ça va raccourcir ma durée de vie. Ça m’a rendu malade.»

L'Est du Québec

Traverse Matane–Côte-Nord: la STQ courtise les visiteurs

MATANE — Pendant que les gens d’affaires et la clientèle régulière de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout continuent à réclamer des indemnités pour toutes les dépenses occasionnées par les déboires qu’a connus le service, la Société des traversiers du Québec (STQ) courtise les visiteurs, motoneigistes, motocyclistes et conducteurs de VTT. Du 11 octobre au 31 mars, la STQ leur offrira des rabais de 50 %.

Les traversées seront offertes à moitié prix pour les automobilistes et les conducteurs de véhicules récréatifs qui séjourneront au moins une nuit dans un établissement d’hébergement de la Côte-Nord ou de la Gaspésie. De plus, les clients de 15 ans et moins qui les accompagneront pourront voyager gratuitement.

Gratuit pour les VTT

La STQ offrira aussi la gratuité à tous les petits véhicules récréatifs, dont particulièrement les VTT utilisés pour la chasse à l’automne et les motoneiges qui représentent une clientèle importante du tourisme hivernal dans les deux régions. La mesure inclut les motos.

«On a pris le temps de monter une campagne à notre goût, qui est porteuse pour les régions et la traverse, soutient le porte-parole de la STQ. On a décidé de la faire à l’automne, compte tenu du fait que c’est une période où il y a un peu moins de promotion et que l’an dernier, dans la saison de la motoneige, on sait qu’il y a eu beaucoup d’interruptions du service maritime.» Selon Alexandre Lavoie, la société d’État a prévu un budget d’environ 190 000 $ pour cette mesure. «Ce sont des bons rabais, estime-t-il. Ça va coûter au total 40 $ à un groupe de quatre motoneigistes pour traverser, au lieu de 220 $. Ce n’est pas négligeable!»

Justice et faits divers

Un chauffard dépressif et intoxiqué écope de 15 mois de prison

Malgré la dépression ou des idées suicidaires, un chauffard ivre demeure responsable de ses gestes lorsqu’il blesse grièvement un autre usager de la route dans une collision.

C’est le message que le juge Steve Magnan de la Cour du Québec a lancé à Jonathan Maheu, 41 ans, et à tous les autres automobilistes, en condamnant le conducteur, jusque-là sans antécédent judiciaire, à une peine de détention de 15 mois.

Jonathan Maheu a plaidé coupable à l’accusation d’avoir conduit avec une alcoolémie supérieure à 0,08 et d’avoir causé des lésions corporelles à une conductrice. Il a donné ses explications au tribunal.

Le 2 février 2018, l’homme était très dépressif. La veille, il s’était chicané intensément avec sa conjointe de l’époque. Ce soir-là, il affirme avoir bu du vin, de l’alcool à friction et un médicament contre l’anxiété. Il s’est habillé chaudement et est sorti promener son chien. Il a ensuite pris sa voiture et a conduit de Québec jusqu’à la maison de ses parents, à Lévis. Il ne s’y est arrêté que brièvement et n’a pas vu ses parents, partis en voyage. Il a repris la route.

Des témoins l’ont vu circuler sur le trottoir, louvoyer sur la chaussée et changer de voie sur le boulevard Guillaume-Couture, l’artère qui traverse la ville de Lévis d’est en ouest.

Une première conductrice a réussi à éviter le VUS de Jonathan Maheu. Mais la deuxième automobiliste n’a pas eu cette chance et, aveuglée par les phares, a été frappée brutalement.

La victime a passé 14 jours à l’hôpital pour soigner des fractures au nez, aux côtes, au sternum et à l’humérus. Elle a aussi eu des vertèbres écrasées et un traumatisme crânien. Elle a eu besoin de l’aide d’une amie pendant quelques semaines.

La conductrice a dû abandonner son emploi de préposée aux bénéficiaires et souffre toujours de nombreuses douleurs.

Jonathan Maheu, lui, est sorti de l’accident sans blessure sérieuse. Il a aussitôt commencé un suivi avec un psychologue.

Un test sanguin a révélé que le conducteur avait une alcoolémie de 0,14 au moment de la collision.

Désir de mourir

En cour, le conducteur a dit que le soir du 2 février 2018, il voulait s’enlever la vie. En prenant des substances intoxicantes, dit-il, il recherchait une sorte de black-out et voulait ensuite se jeter devant un train. Il n’a jamais eu l’intention de prendre son véhicule et de blesser quelqu’un, répète-t-il.

Le juge Magnan reste perplexe devant les explications de l’accusé. «Peut-être que l’accusé voulait mettre fin à ses jours, le 2 février 2018, mais il n’explique pas de façon réaliste comment il allait y parvenir», note le juge. 

Le juge a compris qu’une voie ferrée passait près de chez l’accusé. «Un tel projet commande qu’on le synchronise un minimum avec le passage du train, fait remarquer le juge Magnan. Il n’offre aucun détail à ce sujet.»

Peut-être aussi que l’accusé ne voulait pas prendre son véhicule, fait remarquer le juge, mais il l’a fait. En s’intoxiquant comme il l’a fait et en conduisant, Jonathan Maheu  «a adopté un comportement criminel hautement dangereux pour tous les usagers de la route», conclut le juge. «Il laisse la victime marquée physiquement et psychologiquement à jamais», ajoute le juge, devant la dame qui s’était déplacée au palais de justice pour entendre la décision.

La suggestion de la défense d’imposer une peine de 90 jours discontinus et des travaux communautaires n’est pas adéquate, tranche le juge. Jonathan Maheu purgera une peine de 15 mois de prison et il lui sera ensuite interdit de conduire pendant 29 mois.

Élections 2019

Singh s’excuse d’avoir pris autant de temps pour visiter le Nouveau-Brunswick

BATHURST — Jagmeet Singh s’est excusé, lundi, d’avoir attendu aussi longtemps avant d’aller au Nouveau-Brunswick. C’était la première fois qu’il se rendait dans la province depuis son élection comme chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) en 2017.

S’adressant aux journalistes à Bathurst, dans le nord-est de la province, M. Singh a insisté sur le fait que les néo-démocrates prennent le Nouveau-Brunswick au sérieux et que leurs promesses électorales portent sur des enjeux chers à la région, notamment en matière de santé et d’assurance-emploi.

Le chef du NPD n’a pas cherché à justifier ses deux ans d’absence, se contentant de se montrer repentant.

«Je suis désolé et je m’excuse, mais je suis ici maintenant et j’ai hâte de continuer à être présent et de retourner dans ce bel endroit et au Nouveau-Brunswick», a-t-il affirmé.

M. Singh a dévoilé son candidat dans Acadie-Bathurst, une circonscription représentée par le néo-démocrate Yvon Godin de 1997 jusqu’à sa retraite en 2015.

En août dernier, M. Godin avait critiqué l’absence de M. Singh dans la région. Il était néanmoins tout sourire à ses côtés, lundi, pour présenter celui qui espère lui succéder : Daniel Thériault, l’ex-directeur général du Festival acadien de Caraquet et de la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse.

M. Singh a bon espoir que celui qu’il décrit comme un «candidat vedette» va poursuivre le combat jadis mené par M. Godin pour défendre la langue française dans la circonscription la plus francophone à l’extérieur du Québec. Il affrontera le député libéral sortant Serge Cormier.

Promesses phares

Lundi matin, M. Singh a répété ses promesses phares dans les provinces de l’Atlantique, soit une assurance médicaments universelle ainsi qu’une couverture complète des soins dentaires pour chaque famille ayant moins de 70 000 $ en revenus familiaux.

Il a aussi recyclé les promesses néo-démocrates d’abaisser le seuil d’admissibilité aux prestations d’assurance-emploi à 360 heures et de bonifier les prestations de maladie afin de les faire passer à 50 semaines.

Élections 2019

Déportations: le Bloc réclame un droit de veto pour le Québec

Le Bloc québécois demande un droit de veto pour le Québec sur les expulsions de demandeurs d’asile ainsi qu’un moratoire sur toute expulsion vers des pays où la sécurité des personnes visées est compromise.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a consacré sa journée à la question des réfugiés et demandeurs d’asile, lundi, en Montérégie.

Il a fait valoir que les délais de traitement des dossiers de demandeurs d’asile au niveau fédéral, qui peuvent se calculer en années, créent des situations où la compassion et le bon sens doivent avoir préséance sur les considérations bureaucratiques.

Transmission d’informations

Il a ainsi évoqué les cas de personnes arrivées depuis quelques années, qui se sont installées, intégrées, qui travaillent et qui ont reçu un certificat de sélection du gouvernement du Québec qui cherchait à les accueillir comme immigrants reçus, mais qui ont été expulsées malgré tout. Il a également rappelé qu’Ottawa continue d’expulser des Haïtiens alors que le pays est toujours aux prises avec des conflits internes qui tournent régulièrement à la violence.

M. Blanchet estime que les ministres québécois de l’Immigration et de la Sécurité publique devraient avoir les mêmes pouvoirs discrétionnaires que leurs homologues fédéraux pour retarder ou annuler des expulsions. Quant aux cas qui soulèvent des questions de sécurité nationale, le chef bloquiste va jusqu’à affirmer qu’il ne voit pas pourquoi le fédéral ne transmettrait pas les renseignements pertinents au Québec pour qu’il accepte l’expulsion.

La Capitale

Le nouveau centre communautaire Mgr-Marcoux inauguré

Les citoyens du secteur Maizerets et Limoilou auront enfin un centre communautaire avec des installations modernes qui permettront la tenue de multiples activités et l’utilisation de plusieurs services.

Le projet du centre communautaire Mgr-Marcoux a été réalisé grâce à un investissement de 9 millions $, répartis entre les trois paliers de gouvernement. L’inauguration officielle s’est déroulée lundi en présence notamment du maire Régis Labeaume et de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. 

«On inaugure l’équipement dont tout le monde avait besoin depuis longtemps. Ce centre-là a été dessiné en collaboration avec le milieu, c’est exactement ce qu’ils voulaient», a exprimé le maire.

Plusieurs bénévoles gravitent autour de la construction depuis les débuts du projet.

La ministre Laforest est d’avis qu’un tel lieu «renforce le sentiment d’appartenance du quartier». 

Parmi les services du centre, on retrouve entre autres une cuisine collective, une salle d’entraînement, un espace pour les aînés et pour les ados ainsi que des cours de yoga. Le conseil d’administration du centre insiste surtout sur les cours de francisation qui y sont donnés. Plus de 200 nouveaux arrivants apprennent le français auprès de plusieurs bénévoles. 

Le centre communautaire se situe sur la rue Adjutor-Rivard, le bâtiment de deux étages est d’une superficie de 3000 m2. L’œuvre d’art Par-delà les branches est installée sur les murs extérieurs. Réalisée par l’artiste Yvan Binet, l’œuvre est composée de feuilles d’arbres gravées sur des panneaux d’aluminium.

Justice et faits divers

La vidéo d'une collision avec un orignal à Terre-Neuve devient virale [VIDÉO]

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Une récente vidéo devenue virale illustre à merveille les raisons pour lesquelles conduire de nuit à Terre-Neuve peut s'avérer si dangereux.

Les images, captées par une caméra de tableau de bord, le week-end dernier, sur la route Transcanadienne au sud de Saint-Jean, montrent un véhicule esquivant un orignal, pour ensuite entrer en collision avec un autre.

Actualités

Les Canadiens s’inquiètent des «fausses nouvelles», mais peinent à les détecter

TORONTO — Les Canadiens s’inquiètent de la prolifération des «fake news», mais ils ne sont pas nécessairement en mesure de les empêcher de se répandre, suggèrent les résultats d’un nouveau sondage.

L’enquête réalisée par Historica Canada, l’organisation à l’origine des «Minutes du patrimoine», a interrogé les Canadiens sur l’état des médias et leur capacité à distinguer les faits de l’opinion.

Les résultats étaient truffés de contradictions : 88 % des répondants s’inquiétaient de la qualité de l’information circulant en ligne, mais 61 % ont jugé que l’inquiétude du public au sujet des «fausses nouvelles» était exagérée.

Plus de la moitié des participants au sondage ont admis avoir lu ou raconté une histoire qui s’est révélée plus tard inexacte ou qui remontait à il y a longtemps.

Selon Historica, 69 % des participants au sondage estimaient pouvoir faire la différence entre un fait et une opinion, mais seulement 12 % ont obtenu un score parfait lorsqu’ils ont été invités à classer six énoncés d’un test inclus dans le sondage.

Environ 86 % des répondants ont suggéré que la compréhension des médias devienne un apprentissage obligatoire pour les étudiants canadiens, ce que le chef de la direction de Historica, Anthony Wilson-Smith, perçoit comme un signe que les Canadiens sont conscients de la complexité de la question.

«Il y a un appétit et des efforts énormes pour suivre l’actualité», a poursuivi M. Wilson-Smith, soulignant le fait que 94 % des participants à l’enquête s’estimaient au fait de l’actualité. «Les gens comprennent manifestement l’importance de prendre conscience de ce qui se passe dans le monde. Ce qui est moins clair, c’est à quel point les gens s’interrogent sur la véracité des histoires qu’ils lisent.»

Selon M. Wilson-Smith, l’enquête suggère que la plupart des répondants suivent au moins une règle fondamentale de la recherche appropriée d’informations en faisant appel à plusieurs sources pour leurs nouvelles quotidiennes. Environ 76 % des participants se tournent vers les médias traditionnels comme les journaux ou la télévision, tandis que 70 % consultent des sources en ligne, et la majorité des répondants affirment s’inspirer des deux.

Toutefois, les chiffres indiquent également que les participants à l’enquête ont eu du mal à séparer le bon grain de l’ivraie au sein de ces diverses sources.

Le sondage a révélé que 56 % des personnes interrogées avaient admis avoir lu ou partagé des informations inexactes, tandis que 45 % ont indiqué qu’elles avaient dû intervenir et corriger des informations douteuses diffusées par d’autres personnes.

Distinguer les faits de l’opinion

M. Wilson-Smith a souligné que le résultat le plus troublant de l’enquête était la difficulté de distinguer les faits de l’opinion, compte tenu en particulier de la tendance des participants à surestimer leurs propres capacités.

Historica a inclus dans son sondage six déclarations et a demandé aux participants d’identifier la catégorie à laquelle elles appartenaient.

Lorsqu’on leur a présenté une phrase telle que : «la bataille de la crête de Vimy a été le moment le plus important de l’histoire du Canada», par exemple, seulement 41 % ont pu la classer correctement comme une déclaration d’opinion.

Face à la phrase : «le Canadien de Montréal a remporté plus de coupes Stanley que toute autre équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH)», seuls 54 % ont su détecter qu’il s’agissait d’une déclaration factuelle.

Seulement 12 % des répondants ont été en mesure de fournir la classification correcte pour les six énoncés du test, tandis que 5 % n’ont pas réussi à en identifier un seul correctement.

L’enquête a également révélé que les répondants de moins de 55 ans étaient plus perspicaces que les consommateurs de nouvelles plus âgés. Environ 45 % des répondants de ce premier groupe d’âge ont répondu correctement à au moins quatre questions, contre 33 % des plus de 55 ans.

L’enquête en ligne, réalisée auprès de 1000 personnes, a été réalisée par Ipsos pour le compte de Historica du 23 au 26 août.

L’Association de la recherche et de l’intelligence marketing, l’organisme professionnel de l’industrie du sondage, affirme que les enquêtes en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, car elles ne s’appuient pas sur un échantillon aléatoire et ne sont donc pas nécessairement représentatives de la population.

M. Wilson-Smith a reconnu que la capacité de distinguer les fausses nouvelles de la réalité était plus complexe que celle permettant de simplement distinguer des faits de l’opinion. Par ailleurs, le choix des mots dans différents reportages peut présenter le même ensemble de faits sous un jour très différent, a-t-il ajouté.

Il a estimé que les résultats du sondage devraient servir de mise en garde à la fois aux médias et au public. Les journalistes doivent faire preuve de prudence et de considération dans leur couverture, a-t-il affirmé, tandis que ceux qui lisent ou regardent leur travail doivent rechercher activement plusieurs sources pour s’assurer qu’ils entendent le plus de points de vue possible.

«Le travail des journalistes, tout comme les événements eux-mêmes, n’est très rarement que noir ou blanc», a-t-il noté.

Environnement

Réduire ou éliminer les pesticides?

Environnementalistes et agriculteurs s’entendent pour réduire l’utilisation des pesticides dans les champs, mais de là à les interdire, il y a un pas que des agriculteurs ne veulent pas franchir.

C’est en racontant son histoire personnelle que Louise Hénault-Éthier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, a commencé son témoignage à la commission parlementaire sur les impacts des pesticides sur la santé et l’environnement.

Il y a 10 ans, alors qu’elle étudiait en sciences de l’environnement, Mme Hénault-Éthier a passé une journée entière à faire des échantillons de sol dans un champ qui avait été arrosé le matin même avec du glyphosate (pesticide commercialisé sous le nom de Roundup). Comme elle n’en savait rien, elle n’avait utilisé aucune mesure de protection. 

Quelques jours plus tard, «le cœur du fœtus que j’avais dans le ventre avait cessé de battre», raconte-t-elle. La scientifique ne saura jamais s’il y a un lien entre son exposition accidentelle au glyphosate et sa fausse couche, mais «il persiste un doute dans ma tête», dit-elle. 

Mme Hénault-Éthier a parlé aux députés des dangers de ce pesticide sur la santé reproductive et leur a demandé d’appliquer le principe de précaution, en interdisant les pesticides «les plus dangereux» sur le territoire québécois. «C’est pas vrai qu’un pesticide est innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable.»

Selon elle, «le Canada n’est pas un cancre» à l’échelle mondiale quant à l’évaluation de la dangerosité des pesticides. «Cependant, il y a énormément de failles» dans le processus de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), car elle prend en compte des études scientifiques commandées par l’industrie. 

La députée libérale Marie Montpetit a remercié Mme Hénault-Éthier d’avoir partagé son histoire. Elle croit que des agriculteurs qui ont le cancer ou la maladie de Parkinson «doivent se poser les mêmes questions que vous». 

Des sols en santé

Les députés ont aussi entendu lundi le témoignage du producteur agricole Jocelyn Michon, de La Présentation. Depuis 40 ans, il s’efforce de faire en sorte que ses sols soient en meilleure santé, afin de donner de meilleurs rendements et d’avoir moins recours aux pesticides. 

Sa technique? Le semis direct permanent, qui préconise le non-travail du sol par de la machinerie lourde et la couverture des sols par des résidus de culture. Cette technique a fait revenir les vers de terre dans ses sols et ses plants sont désormais plus forts et résistants aux maladies et aux insectes ravageurs. 

M. Michon a souligné qu’il quitterait son métier et sa technique de production si le Québec interdit l’utilisation du glyphosate. Il en étend dans ses champs deux «petites doses» par année pour contrer les mauvaises herbes. S’en passer, «c’est impensable», selon lui. 

M. Michon déplore «l’hystérie collective» des citadins contre l’utilisation des pesticides, qui est devenue «une source d’affrontement» avec le monde agricole. 

En plus de résidus de pesticides, «on trouve aussi des résidus de médicaments dans les échantillonnages des cours d’eau», fait valoir M. Michon. «S’il fallait exiger de la population qu’elle réduise drastiquement sa consommation de médicaments, les conséquences seraient néfastes si rien n’est fait au préalable pour qu’elle améliore sa santé physique.» Il demande ainsi aux députés d’aider les agriculteurs à améliorer la qualité de leurs sols avant tout. 

Le député du Parti québécois Sylvain Roy compare l’utilisation des pesticides aux débats que le Québec a connu sur l’amiante ou sur le tabac. Pour faire une transition toutefois, il croit que les agriculteurs auront besoin d’une aide financière importante. 

La députée solidaire Émilise Lessard-Therrien croit quant à elle qu’il faut que le Québec se dote d’un plan de sortie des pesticides d’ici 15 ans, à l’image d’un plan de sortie du pétrole. 

La commission parlementaire a reçu 76 mémoires et entendra 26 groupes d’ici jeudi. Ses membres doivent produire un rapport avec des recommandations d’ici le début de l’année 2020.

Santé

Une action collective contre les CHSLD pourra aller de l’avant

Une vaste action collective vient d’être autorisée contre des CHSLD du Québec pour les allégations de mauvaises conditions de séjour de leurs résidants, qui ne recevraient pas les soins et les services auxquels ils ont droit.

Le juge Donald Bisson, de la Cour supérieure, a donné le feu vert à cette action par un jugement rendu lundi. Les allégations de la poursuite devront toutefois être prouvées devant un juge, lors d’un procès.

Le montant de l’indemnisation pourrait atteindre quelques centaines de millions $, calcule le Conseil pour la protection des malades qui avait déposé cette demande d’action collective en 2018. Il y réclamait des dommages compensatoires et des dommages punitifs pour tous les résidants de ces CHSLD, depuis le 9 juillet 2015, ainsi que le remboursement des sommes payées pour obtenir certains services.

L’action collective vise le gouvernement du Québec et 22 CISSS et CIUSSS qui exploitent des Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) un peu partout au Québec.

Le principal plaignant est Daniel Pilote, résidant dans un CHSLD depuis 2014. Il veut faire appel aux tribunaux pour améliorer les conditions de vie et obtenir justice pour lui-même et pour d’autres. Il est complètement paralysé, à l’exception de sa tête, et dépend d’appareils respiratoires pour vivre.

Il allègue notamment que les préposés de son CHSLD sont débordés et surmenés, ce qui a un impact sur la qualité des soins qu’il reçoit. Il ajoute qu’il n’obtient pas les soins nécessaires à son état : son corps inerte est manipulé trop rapidement et inadéquatement, par exemple, «en le plaçant trop rapidement dans son fauteuil roulant et en le heurtant». Il n’est pas lavé adéquatement, il se dit victime d’erreurs médicales, soutient que sa médication est souvent mal gérée et qu’il vit avec l’anxiété que le personnel inexpérimenté ne sache pas quoi faire avec son équipement respiratoire en cas d’urgence. Le mucus accumulé dans sa trachée n’est pas aspiré en temps opportun, ce qui gêne sa respiration, dit-il. Pour d’autres résidants, les manquements varient grandement.

M. Pilote a noté que la nuit, il n’y a parfois qu’un seul infirmier pour 111 résidants dont certains ont des conditions médicales complexes, nécessitant des soins réguliers.

Dans son jugement d’autorisation, le juge Bisson autorise la réclamation pour dommages compensatoires à aller de l’avant, mais pas celle pour les dommages punitifs ni le remboursement des sommes payées pour certains services.

«Encourageant»

Le Conseil pour la protection des malades estime qu’il y a plus de 35 000 Québécois vivant dans des CHSLD. Pour eux, l’action collective réclame jusqu’à 750 $ par mois de résidence dans un CHLSLD, et 100 $ par mois en dommages exemplaires.

Cette autorisation de l’action est «encourageante», note en entrevue le porte-parole du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, qui craint toutefois un appel.

«On veut que ceux qui ont subi ces maltraitances, ces atteintes à leurs droits à la sécurité, à la sûreté, à la dignité, soient dédommagés. Ce n’est pas parce qu’on est dans un CHSLD que les lois du Québec ne s’appliquent plus quand on vous a fait du mal.»

Il veut que l’avenir porte les fruits de ce recours, notamment par l’adoption d’une loi qui prescrirait le plancher en deçà duquel un CHSLD ne peut mener ses activités.

«C’est pas comme ça qu’on traite du monde», s’est-il exclamé, ajoutant qu’une pénurie de personnel n’est pas une excuse.

M. Brunet souhaite que le gouvernement québécois se serve de son excédent budgétaire pour dédommager dès maintenant toutes les personnes victimes de ce «gâchis», et ne fasse pas traîner ce recours devant les tribunaux pendant des années.

La Capitale

Réorganisation policière à Québec: des questions sans réponses

Dans le dossier de la réorganisation policière à Québec, le maire Régis Labeaume justifie le retard de la construction du futur poste de quartier dans Saint-Roch par un permis du ministère de l’Environnement qui n’a pas encore été reçu.

M. Labeaume approuve également le report au printemps des postes de police de la Haute-Saint-Charles et de Charlesbourg, ceux-ci devaient fermer plutôt à l’automne. Il se range du côté de Robert Pigeon, chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), pour les décisions sur le déménagement des effectifs.

Le maire a commenté le dossier lundi matin, lors de la conférence de presse inaugurant le nouveau centre communautaire Mgr-Marcoux. Et l’opposition à l’hôtel de ville n’est toujours pas satisfaite de ses explications.

«Tout est retardé par le permis du ministère de l’Environnement. Il n’y a rien de changé. Autrement, ça se serait passé comme on l’avait prédit», a exprimé M. Labeaume.

Il a aussi fait savoir que l’ouverture de la nouvelle centrale du boulevard Louis-XIV, qui doit remplacer celle du parc Victoria, est toujours fixée pour 2022. Il a cependant refusé de partager tout autre échéancier ou de préciser la raison des retards et des problèmes rencontrés.

Le maire est d’avis que le développement des centrales de police ne devrait pas inquiéter la population, étant donné que «les bureaux seront dans les voitures», comme l’a déjà expliqué le chef du service de police. 

«On peut bien parler beaucoup des bâtisses, mais on est dans une nouvelle ère.»

L’opposition toujours insatisfaite

L’opposition à l’hôtel de ville avait déjà manifesté son insatisfaction par rapport à la gestion que fait le maire du dossier. Elle voit les ratés comme d’autres preuves de l’improvisation qui règne dans le projet de la réorganisation policière. 

Lundi après-midi, Jean-François Gosselin et Jean Rousseau ont réagi aux propos émis par le maire plus tôt en journée.

«Je suis tombé en bas de ma chaise ce matin lorsque j’ai entendu Régis Labeaume banaliser les ennuis que connaît son administration dans le dossier de la nouvelle centrale de police. On nage en plein mystère, les policiers ne veulent pas aller s’entasser dans un bâtiment qui ne répond déjà plus aux besoins actuels», déplore Jean-François Gosselin.

Québec 21 dénonce d’abord l’attitude du maire, mais remet aussi en question ses choix politiques des derniers mois.

«Régis Labeaume s’est payé un Grand Marché à 25 millions $, un anneau de glace qui va coûter plus de 20 millions $ aux contribuables de Québec et maintenant il gratte les fonds de tiroirs pour construire une nouvelle centrale à ses policiers. Ses choix politiques le rattrapent et la réalité aussi.»

«Le maire nous annonce des délais supplémentaires, mais sans aucune précision. Le maire a-t-il quelque chose à cacher?», souligne M. Rousseau de Démocratie Québec. Celui-ci exige du maire qu’il réponde aux questions qui lui sont posées. Il aimerait notamment connaître les raisons du choix du site de la nouvelle centrale sur le boulevard Louis-XIV ainsi que le coût total de ces démarches.

La Capitale

Une injonction demandée pour forcer la rénovation de la Maison Pollack [PHOTOS]

L’avocat Me François Marchand intente un recours en justice pour forcer la rénovation de la Maison Pollack, laissée à l’abandon sur Grande-Allée.

La saga entourant cette demeure patrimoniale néo-baroque, sise au 1, Grande Allée Est, à l’angle de l’avenue Briand, s’étire depuis au moins sept ans.

La Maison Pollack a été construite en 1909 et dessinée par l’architecte René-Pamphile Lemay. Des hommes d’affaires prospères comme James M. McCarthy et Maurice Pollack l’ont habitée avant qu’elle ne serve d’espace à bureaux et d’appartements.

Environnement

Climat : après les manifs, des jeunes intentent une action juridique contre cinq pays

NATIONS UNIES — Il n’y a pas que les manifestations ou les appels à agir contre le réchauffement à l’ONU : 16 jeunes, dont Greta Thunberg, ont annoncé lundi une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, «ils n’ont pas tenu leurs engagements», a déclaré l’égérie suédoise du climat, en marge du sommet sur le climat de l’ONU lors duquel elle a à nouveau dénoncé l’inaction des dirigeants face à l’urgence climatique.

La quasi-totalité des pays — USA exceptés — ont ratifié cette convention censée protéger la santé et les droits des enfants, et pourtant, «chacun de nous a vu ses droits violés et reniés. Nos avenirs sont en train d’être détruits», a ajouté Alexandria Villasenor, parfois surnommée la Greta Thunberg américaine.

Pratiquement, cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs — France, Allemagne, Argentine, Brésil et Turquie.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un «protocole optionnel» méconnu de la convention: il autorise depuis 2014 des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs droits sont bafoués.

Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux États visés pour y mettre fin.

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Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais les 44 pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter, a expliqué Michael Hausfeld, qui espère que des recommandations seront faites  dans les 12 mois qui viennent.

Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44, figurent parmi les grands pollueurs de la planète, et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui eux n’ont pas ratifié ce protocole.

De vieux pays industriels comme la France et l’Allemagne sont responsables d’une large part historique des émissions, même si aujourd’hui ils ne sont pas les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, a fait valoir le cabinet Hausfeld.

Justice et faits divers

Le coroner ouvre une enquête sur la mort d’un coureur au marathon de Montréal

Le bureau du coroner a ouvert une enquête sur la mort d’un coureur de 24 ans au marathon de Montréal, dimanche, un incident qui soulève des questions sur le délai d’intervention pour lui porter secours.

Patrick Neely est mort lors de l’épreuve du demi-marathon, un parcours de 21,1 kilomètres, a confirmé le bureau du coroner lundi.

La porte-parole d’Urgences Santé a soutenu que le service avait rapidement répondu à un appel pour un homme en arrêt cardiorespiratoire à quelques kilomètres de la ligne d’arrivée du demi-marathon. Véronique Tremblay a déclaré que l’appel avait été reçu à 9h55 et que les ambulanciers paramédicaux étaient auprès de M. Neely sept minutes plus tard.

«On a été informé à 9h55, mais on ne sait pas si des gens ont tenté d’appeler des secours avant cela», a-t-elle dit.

Certains témoins du drame ont affirmé que le délai avait été long avant l’arrivée des ambulanciers, certains évoquant quelque 25 minutes.

Mme Tremblay a affirmé qu’Urgences Santé collaborait avec les organisateurs du marathon pour établir le fil des événements, précisant que c’est la responsabilité de l’organisation d’assurer une assistance médicale sur le parcours.

Réaction des organisateurs

Dans un communiqué publié lundi après-midi, les responsables du Marathon international de Montréal se sont dits «profondément attristés» par le décès du coureur, constaté en matinée au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Selon la version de l’organisation, un bon samaritain serait venu au secours de la victime en effectuant la technique de réanimation cardiorespiratoire (RCR) et un appel aurait été fait au 911. Les ambulanciers seraient ensuite arrivés sur les lieux dans les huit minutes suivantes.

«Tous les rapports reliant le départ différé de la course à cet incident sont inexacts», peut-on lire dans la déclaration officielle. Les promoteurs insistent sur le fait que la coordination du soutien médical était bien préparée à réagir, comptant sur «50 défibrillateurs et plus de 80 professionnels de la santé sur le parcours». Pas moins de huit ambulances étaient semble-t-il dédiées à l’événement.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a précisé qu’il ne commenterait pas ce qui est considéré comme un incident de nature médicale.

Logistique compliquée

Le marathon montréalais a connu d’importants problèmes logistiques avant même le coup de départ, prévu à 7h10 dimanche matin - qui a été retardé de 50 minutes.

«La sécurité du parcours n’était pas assurée à l’heure prévue du départ», ont expliqué les organisateurs dans un message publié sur Facebook, dimanche matin. «L’organisation a redéployé des équipes sur les parcours pour garantir la sécurité sur tout le parcours. Notre priorité était de s’assurer que tout soit sécuritaire pour nos coureurs.»

Ce sont finalement les policiers du SPVM qui sont venus à la rescousse pour pallier ce manque de ressources de l’organisation du marathon de Montréal.

Monde

Urgence climatique: Greta Thunberg sermonne les dirigeants à l'ONU [VIDÉO]

NEW YORK — Les dirigeants de la planète réunis à l’ONU lundi pour relancer l’action climatique ont été interpellés sur leur inaction par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, mais sans produire d’impulsion décisive pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Elle a lancé un appel rempli d’émotion lundi à New York, lors du Sommet des Nations unies pour le climat.

Avant que les leaders de la planète n’enfilent des discours de trois minutes pour présenter leurs plans environnementaux, l’adolescente de 16 ans les a de nouveau sermonnés en leur demandant : «Comment osez-vous?»

«C’est tellement mal. Je ne devrais pas être ici», a lancé celle dont la grève solitaire devant le Parlement suédois, il y a plus d’un an, est à l’origine des grèves climatiques mondiales de vendredi. «Je devrais être de retour en classe de l’autre côté de l’océan. Et pourtant vous vous tournez vers nous, les jeunes, pour de l’espoir. Comment osez-vous? Vous m’avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles vides.»

Elle a dit à l’ONU que même les réductions d’émissions les plus draconiennes qui sont envisagées n’offrent à la planète qu’une probabilité de réussite de 50 % pour limiter un éventuel réchauffement à 0,4 °C à partir de maintenant, ce qui est l’objectif mondial.

Cela ne suffit pas, a-t-elle lancé.

«Nous ne vous laisserons pas vous en tirer comme ça, a prévenu Mme Thunberg. Nous traçons une ligne dès maintenant.»

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait ouvert le sommet lundi en disant : «La Terre lance un cri terrifiant : Stop.»

«Le temps est compté, a-t-il poursuivi. Mais il n’est pas trop tard.»

Il a dit aux quelque 60 dirigeants mondiaux qui devaient prendre la parole que ce n’était pas le moment de négocier, mais d’agir pour rendre le monde carboneutre d’ici 2050.

Élections 2019

Médicaments, santé mentale et médecins de famille: Trudeau promet 6 milliards $

HAMILTON — Au 13e jour de la campagne électorale fédérale, le chef libéral tente de recentrer son discours autour de Doug Ford et de l’épouvantail que l’impopulaire premier ministre ontarien peut représenter pour tous les Canadiens.

De passage à Hamilton, en Ontario, lundi matin, Justin Trudeau a promis, s’il est réélu, de dépenser 6 milliards $ en quatre ans pour mettre sur pied un régime national d’assurance-médicaments, améliorer l’accès aux médecins de famille et aux soins en santé mentale et en soins palliatifs. Il n’a pu toutefois prédire le coût annuel d’un régime national d’assurance-médicaments ou l’échéancier de sa mise en place.

Cette promesse libérale d’un régime d’assurance-médicaments fait suite à un engagement semblable du Nouveau Parti démocratique, qui propose de dépenser 10 milliards $ par année pour que tous les médicaments et matériels médicaux nécessaires soient gratuits sur le lieu des soins, à compter de 2020. Le NPD soutient que les Québécois, qui jouissent déjà d’un régime d’assurance-médicaments, pourraient ainsi bonifier leur «programme avant-gardiste».

Cette promesse libérale suit aussi en grande partie les recommandations d’un groupe d’experts présidé par l’ancien ministre ontarien de la Santé Eric Hoskins, qui avait tracé la voie à suivre pour mettre en place un régime national d’assurance-médicaments au cours de la prochaine décennie. Le rapport Hoskins prédisait que le démarrage d’un tel programme coûterait 3,5 milliards $ en 2022, avant de passer à 15,3 milliards $ par année une fois que le programme serait pleinement opérationnel en 2027.

M. Trudeau n’a toutefois pas précisé ces coûts ni la façon dont il espérait parvenir à un accord avec les premiers ministres des provinces, avec qui il est souvent à couteaux tirés. La livraison des soins de santé n’est pas de compétence fédérale, mais Ottawa verse des transferts aux provinces en matière de santé.

«Pour avancer sur l’assurance-médicaments de façon nationale, il va falloir qu’on continue les négociations avec les provinces, a-t-il convenu lundi. Alors, la question devient : qui voulez-vous voir négocier avec Doug Ford sur votre santé?» a lancé le chef libéral, sentant le besoin de nommer le premier ministre conservateur ontarien plus d’une dizaine de fois en 30 minutes.

Doug Ford a multiplié les coupes dans les services depuis son arrivée au pouvoir en juin 2018, ce qui lui a valu une dégringolade spectaculaire dans les mesures de satisfaction des électeurs de sa province.

Élections 2019

Scheer veut faciliter l’accès à la propriété

VAUGHAN, Ont. — Andrew Scheer a dévoilé lundi un plan qui, selon les conservateurs, rendrait l’achat d’une maison plus abordable pour les Canadiens, en assouplissant les règles mises en place par le gouvernement de Stephen Harper après la crise financière de 2008.

M. Scheer affirme qu’il autoriserait dorénavant, pour les nouveaux acheteurs, les emprunts hypothécaires sur 30 ans, afin de réduire les mensualités. «C’est clair que d’avoir une période d’amortissement de 30 ans va rendre disponibles les maisons pour beaucoup de Canadiens jeunes qui veulent acheter leur maison pour la première fois», a soutenu M. Scheer, de passage dans la banlieue torontoise de Vaughan.

«Et c’est clair que [...] pour les jeunes couples, leurs années avec des revenus plus haut est dans l’avenir. Alors, ils peuvent gérer leur hypothèque.»

À partir de 2008, les conservateurs de Stephen Harper avaient commencé à réduire la période d’amortissement maximal des prêts hypothécaires assurés, la faisant passer d’abord de 40 à 35 ans puis, en 2011, à 30 ans. En 2012, le ministre des Finances Jim Flaherty l’avait finalement abaissé à 25 ans, afin de réduire les paiements d’intérêts et permettre aux Canadiens de rembourser leur prêt hypothécaire plus rapidement — même si les mensualités devenaient plus importantes.

La décision prise à l’époque visait à réduire le fardeau croissant de la dette des Canadiens. Selon Statistique Canada, la dette hypothécaire médiane des familles canadiennes qui ont contracté un emprunt hypothécaire a presque doublé de 1999 à 2016, passant de 91 900 $ à 180 000 $, en dollars constants.

«Aujourd’hui, être propriétaire d’une maison est plus difficile et coûte plus cher que jamais, a indiqué le chef conservateur. Dans les communautés partout au pays, urbaines et rurales, le coût de la vie est si élevé qu’il est presque impossible d’économiser pour une mise de fonds.»

La crise financière de la fin des années 2000 avait été surtout attribuable à des hypothèques que les propriétaires ne pouvaient pas rembourser, sur des actifs d’une valeur inférieure à celle des emprunts sur lesquels ils étaient adossés.

Élections 2019

Les publicités du Parti vert se tournent vers les nouvelles générations

Le parti vert d'Elizabeth May s'est tourné vers les enfants et la jeunesse pour sa nouvelle campagne publicitaire.

Le parti a lancé une série de publicités — en anglais et en français  — qui montrent des enfants brandissant des pancartes avec des messages incitant à la réflexion.

Dans l'un des messages, des enfants et des bébés tiennent de grandes cartes avec des mots prononcés par leurs parents au fil des ans.

Une affiche indique ainsi que si on ne joue pas bien avec les autres, on n'aura pas d'amis, et le slogan de la publicité note que si les enfants savent comment agir, les dirigeants le devraient aussi.

Le parti affirme que l'idée est de s'attendre que les dirigeants nationaux soient tenus aux mêmes comportements que l'on attend des enfants, tout en créant un lien plus positif avec les électeurs en évitant d'attaquer leurs rivaux.

Environnement

L'ONU déclare l'urgence climatique, les dirigeants mondiaux sous pression

NATIONS UNIES — Une soixantaine de dirigeants mondiaux sont à l’ONU lundi pour un sommet sur «l’urgence climatique» censé revigorer l’accord de Paris, pressés par une jeunesse mondiale qui réclame la fin des énergies fossiles et la réduction accélérée des émissions de gaz à effet de serre.

«L’urgence climatique est une course que nous sommes en train de perdre, mais nous pouvons la gagner», a dit le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a aussi invité à la tribune la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, symbole de la jeunesse mondiale révoltée contre l’inaction des gouvernements. Elle parlera dès le début du sommet.

Le sommet a lieu à la veille de l’ouverture des débats de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU et entre deux vendredis de grandes grèves de l’école coordonnées mondialement. Antonio Guterres a demandé aux dirigeants d’annoncer des révisions à la hausse de leurs plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon un prébilan de l’ONU lundi matin, 66 États ont souscrit à l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. Jusqu’à présent, seule une vingtaine de pays ont inscrit cet horizon dans leur loi nationale ou engagé ce processus. L’Union européenne espère arriver à un consensus entre États membres en 2020.

Emmanuel Macron a convié avec ses homologues chilien et colombien une réunion sur l’Amazonie peu avant l’ouverture du sommet, dans laquelle de nouveaux programmes ont été annoncés pour les forêts tropicales, avec un financement d’environ 500 millions $.

Dans l’avion vers New York, le président français a jugé «sympathiques» les grandes manifestations de jeunes les vendredis, mais jugé qu’il serait plus utile de faire pression sur «ceux qu’on n’arrive pas à faire bouger»... visant par exemple la Pologne. «Moi, je bouge», a-t-il dit.

Zéro carbone

Moins de la moitié des 136 chefs d’États et de gouvernements qui viennent cette semaine à New York pour l’Assemblée générale participent au sommet climat.

À la tribune, les États-Unis seront les grands absents; Donald Trump sera dans les murs, mais s’exprimera à un événement sur la liberté de religion.

«Je ne snobe rien du tout», a-t-il dit lundi matin. «Je suis très occupé».

Le Brésil et l’Australie, dont le premier ministre conservateur était à la Maison-Blanche la semaine dernière, ne seront pas là non plus, faute de choses à annoncer. Mais la Chine, qui dévore du charbon et émet deux fois plus de gaz à effet de serre que les États-Unis, s’exprimera par la voix de son chef diplomatie, Wang Yi.

Chaque dirigeant aura trois minutes. L’Indien Narendra Modi, dont le pays est comme la Chine fidèle au charbon, mais qui installe des quantités industrielles de panneaux solaires, commencera la journée avec Angela Merkel et les dirigeantes de Nouvelle-Zélande et des Îles Marshall, dans le Pacifique.

La neutralité carbone signifie que les pays s’engagent à réduire au maximum leurs émissions et à compenser le reliquat, par exemple en replantant des arbres, qui absorbent le carbone de l’air.

Ce but était considéré si radical en 2015 que le terme avait été exclu du texte de l’accord de Paris, mais il est en train de s’imposer, rendu plus pressant par les canicules de l’été dernier, les cyclones et les images de glaciers fondant presque à vue d’oeil.

«Il faut espérer que ce groupe de pays et d’acteurs et d’autorités locales progressistes préparent la seconde vague, pour démontrer où se trouve la modernité, où se trouve le progrès», dit à l’AFP Laurence Tubiana, l’une des architectes de l’accord de Paris.

Les cinq années passées devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport publié dimanche par l’ONU. La Terre est en moyenne plus chaude d’1°C qu’au XIXe siècle, et le rythme va s’accélérer.

Mais les promesses de lundi n’auront pas de valeur légale. Le sommet n’est qu’un «tremplin» vers la réunion COP26 de Glasgow fin 2020, quand les pays sont censés soumettre à l’ONU des engagements révisés à la hausse de lutte contre le changement climatique.

À ce jour, seuls 59 des 195 signataires de l’accord de Paris ont annoncé leur intention de le faire. Les États-Unis n’en font pas partie.

Justice et faits divers

Accident de travail mortel chez ArcelorMittal près de Fermont

BAIE-COMEAU — Un travailleur d’ArcelorMittal, âgé dans la trentaine, est décédé dimanche soir dans un accident de travail aux installations de la minière à Mont-Wright, tout près de Fermont, sur la Côte-Nord.

La victime est Vincent Bigonnesse, originaire de la région de Sherbrooke. M. Bigonnesse était soudeur à l’emploi de la minière depuis décembre 2018 et résidait à Fermont.

Selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui dispose d’informations sommaires pour l’instant, le travailleur décédé se trouvait avec un collègue dans un tunnel au sous-sol du département des épaississeurs, aux installations de la mine du Mont-Wright, lorsqu’ils ont été emportés par un soudain coup d’eau. L’accident se serait produit autour de 21h30.

M. Bigonnesse n’a pas survécu à cette crue soudaine et inattendue alors que l’autre travailleur a subi des blessures qui ne mettent pas sa vie en danger.

La CNESST Côte-Nord a dépêché deux inspecteurs sur place, afin tout d’abord de sécuriser les lieux de l’accident mortel et ensuite déterminer les causes de ce drame. Plus de détails seront disponibles quand les inspecteurs auront débuté leur enquête à Fermont, qui se trouve à près de 600 kilomètres au nord de Baie-Comeau.

Dans l’attente des circonstances de l’accident, la minière ArcelorMittal a interrompu ses activités sur la Côte-Nord, autant au Mont-Wright qu’à Fermont et Port-Cartier, et ce, jusqu’à nouvel ordre. L’entreprise dit vouloir s’assurer que l’ensemble des risques a été bien identifié et que les installations sont sécuritaires pour l’ensemble des travailleurs.

Selon Nicolas Dalmau, directeur général aux affaires publiques et gouvernementales chez ArcelorMittal, du soutien psychologique est offert aux employés qui pourraient être affectés par ce drame qui a emporté un de leurs collègues.

Élections 2019

Sondage Mainstreet: les libéraux écorchés par le «blackface»

L’histoire du blackface de Justin Trudeau fait mal. Les libéraux ont perdu presque 3 % des intentions de vote en trois jours à travers le Canada, laissant passer les conservateurs en tête. Au Québec, par contre, l’affaire a eu peu ou pas d’impact.

C’est ce que révèle le plus récent sondage Mainstreet réalisé du 19 au 21 septembre, soit jeudi, vendredi et samedi, auprès d’un important échantillon de 2124 Canadiens adultes.

«Ce sont nos premières données où on a un échantillonnage complet sondé au moins 24 heures après la sortie publique de Justin Trudeau sur l’histoire du blackface. Et on constate que ça vient égratigner le Parti libéral», affirme le président de la firme pour le Québec, Luc Fortin.

Environnement

Dans la rue pour sauver la planète

Le 27 septembre, des milliers de personnes, principalement des étudiants, se retrouveront dans les rues pour manifester dans le cadre de la grève mondiale pour le climat. Comment tous ces jeunes se préparent pour cet événement d’envergure?

Tout a commencé au début de cette année. Le mouvement Earth Strike avait annoncé une grève mondiale pour le climat le 15 mars, et plusieurs grandes villes dans le monde, dont Montréal, ont voulu y participer.

La Capitale

100 ans et en pleine forme

Paul Reny conduit régulièrement sa voiture, il marche deux fois par jour et joue régulièrement au golf. Il est aussi équipé d’une mémoire phénoménale, il faut demander à ses proches!

M. Reny fête ses 100 ans cette année. Toute sa famille élargie et des amis ont voulu célébrer sa fête, mais aussi sa forme, au Domaine Cataraqui dimanche. Son épouse, ses frères et sœurs ainsi que ses trois enfants sont malheureusement tous décédés, il est le dernier survivant de sa famille proche. M. Reny a été le président de la Chambre de Commerce et fondateur de la première station de radio, à Chicoutimi. Il reste d’ailleurs impliqué dans l’Association des aînés de Sillery.  

Élections 2019

Prestations des anciens combattants: Scheer veut éliminer les retards

CANOE COVE, Île-du-Prince-Édouard — Le chef conservateur Andrew Scheer a promis dimanche d’appuyer les anciens combattants en créant un régime de pensions fiable et surtout, en éliminant les retards dans leurs demandes de prestations dans un délai de deux ans s’il est élu.

M. Scheer a expliqué qu’un gouvernement conservateur passerait par la voie législative pour veiller à ce que chaque vétéran soit traité avec respect et obtienne des services en temps opportun.

«À tous les vétérans qui ont connu et qui continuent de connaître des difficultés sans le soutien et les prestations qu’ils ont mérités à travers leur service, mon message est le suivant : vous avez été trahis, mais vous méritez mieux», a-t-il lancé en anglais, pendant son annonce réalisée à l’Île-du-Prince-Édouard.

Éducation

Commissions scolaires: sur un pied de guerre, la Fédération recherche l’appui des femmes

La survie des commissions scolaires telles qu’on les connaît passera-t-elle par les femmes?

C’est ce qu’espère la vice-présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Louise Lortie. En entrevue à La Presse canadienne, elle demande aux femmes de mettre tout leur poids dans la balance lorsque viendra le temps de débattre du projet de loi caquiste visant à abolir les élections scolaires et à transformer les commissions scolaires en centres de service.

Elle craint que la réforme promise par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’entraîne des pertes d’emplois et que les femmes soient particulièrement affectées. Par ailleurs, elle considère que le pouvoir citoyen doit rester à l’ensemble de la population; les femmes doivent continuer de pouvoir voter aux élections scolaires.

«Je vois ça comme un mouvement d’appui des femmes du Québec aux femmes en politique scolaire, aux femmes qui ont atteint la parité et qui se dévouent dans ce travail-là d’être représentantes des citoyens», a déclaré Mme Lortie, qui est également présidente de la Commission scolaire de Laval.

Selon la FCSQ, la démocratie scolaire est le seul palier électif à avoir atteint la parité entre les hommes et les femmes. À l’heure actuelle au Québec, il y a 309 commissaires et 23 présidentes femmes sur 656 élus scolaires, ce qui représente une majorité de 50,61 %.

Offensive multi-volets

La fédération a lancé une véritable offensive multi-volets en vue du dépôt du projet de loi, prévu cet automne. Elle demande entre autres aux élues de l’Assemblée nationale, tous partis confondus, de l’appuyer en apposant leurs signatures au bas d’une déclaration sur l’importance de préserver la démocratie scolaire.

Déjà, une dizaine d’anciennes élues, telles que Marie Malavoy, Suzanne Tremblay, Élizabeth Larouche, Colette Roy Laroche et Josée Bouchard, ont signé cette déclaration, dont certains extraits se lisent ainsi : «Aucun recul des femmes en politique n’est acceptable. [...] Très souvent, les femmes hésitent à s’engager en politique. Les progrès réalisés à ce chapitre et l’atteinte de la parité seront grandement compromis par l’abolition de la démocratie scolaire.»

Les élus masculins préoccupés par la place des femmes en politique sont également invités à manifester leur appui. «Je vous dis, s’il le faut, je vais les appeler tous, et puis mes collègues commissaires à travers le Québec sont prêts à m’aider à mobiliser l’ensemble de la population, assure Mme Lortie. Je pense que ce mouvement-là va partir et il ne s’arrêtera pas.»

La FCSQ mise sur le fait que les Québécois en général sont désormais beaucoup plus sensibles à l’importance de la parité hommes-femmes dans les lieux de pouvoir, notamment. «La parité fait plus de sens dans la tête de tous les citoyens québécois», insiste sa vice-présidente.

Par ailleurs, l’élimination d’un droit démocratique n’a jamais fait progresser une société, fait valoir Mme Lortie, qui suggère plutôt au gouvernement de François Legault de concentrer ses efforts à améliorer la participation citoyenne lors des élections scolaires en mettant en œuvre des propositions déjà convenues, telles que le vote électronique.

Le Québec compte 72 commissions scolaires. Les élections scolaires sont en général boudées par les citoyens, le taux de participation n’atteignant même pas 5 %.

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À cheval au service à l'auto du McDo [PHOTO]

Le photographe Patrice Laroche revenait tranquillement au bureau après une assignation à Stoneham.

Quelle n’a pas été sa surprise lorsqu’il a vu un cheval dans la file d’attente du service au volant au restaurant McDonald du coin! Il a pu rapidement capturer le moment, avant que le cowboy ne reparte avec son dîner. Il faut s’éloigner du centre-ville de Québec pour assister à des moments comme celui-là. Patrice se trouvait au bon moment, au bon endroit.  

Données techniques: Nikon D4; zoom 70-200mm; ISO 400; 1/500e s; f.14