Le drapeau arc-en-ciel qui a flotté sur l'hôtel de ville de Québec pendant les Jeux olympiques de Sotchi sera signé par Régis Labeaume et remis à l'organisme GLBT Québec/Lutte à l'homophobie.

Soutien aux homosexuels russes : le drapeau arc-en-ciel sera signé par Labeaume

Le drapeau arc-en-ciel qui a flotté sur l'hôtel de ville de Québec pendant les Jeux olympiques de Sotchi sera signé par Régis Labeaume et remis à un organisme de lutte contre l'homophobie.
«C'est un beau geste qui vient boucler la boucle», a dit le directeur général de l'organisme GLBT Québec/Lutte à l'homophobie, Olivier Poulin.
C'est lui qui avait joint le cabinet du maire de Québec pour proposer de hisser le drapeau arc-en-ciel en signe de solidarité pour les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres de Russie le 6 février. M. Labeaume avait dit oui. Quelques heures plus tard, le drapeau coloré était visible devant l'hôtel de ville.
Même scénario pour la proposition de signer le drapeau. «Olivier nous a contactés. Le maire a accepté d'emblée», a dit l'attaché de presse de M. Labeaume, Paul-Christian Nolin, depuis Rome.
Recevoir le drapeau qui a flotté pendant un peu plus de deux semaines à Québec est une façon d'immortaliser ce mouvement de solidarité, selon Olivier Poulin.
«Ça vient boucler la boucle et ça nous permettra de garder un souvenir. Ça va rester dans nos archives», a-t-il dit.
À Montréal, le maire Denis Coderre a remis dimanche soir le drapeau arc-en-ciel qui a flotté devant son hôtel de ville à Guy Marin, vice-président d'Équipe Montréal, un organisme socioculturel et sportif de la communauté gaie montréalaise.
Plusieurs villes canadiennes avaient hissé leur drapeau en signe de soutien aux homosexuels en sol russe depuis l'adoption, en juin, d'une loi du président russe, Vladimir Poutine, rendant passible d'une amende, de prison ou d'expulsion du pays tout acte de «propagande homosexuelle».
Lettre à Me Aubut
Maintenant que les Jeux de Sotchi sont terminés, Olivier Poulin constate toutefois qu'outre des symboles comme les drapeaux, bien peu de gestes ont été posés sur place en Russie pour dénoncer cette loi.
Le directeur général du Conseil québécois LGBT, Steve Foster, a même qualifié d'«indécente» l'étonnante et énergique accolade du président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, au président russe, Vladimir Poutine.
«Vous avez témoigné de la plus grande indécence en vous jetant dans les bras du président russe Vladimir Poutine après l'avoir encensé à outrance pour la réalisation des Jeux olympiques de Sotchi», a-t-il écrit dans une lettre ouverte publiée notamment sur le site Internet du Conseil québécois GLBT.
«Vous auriez dit à Poutine que ses dérives en matière de droits humains étaient acceptables et que l'exploitation de sa population était raisonnable que vous n'auriez pas fait pire», ironise M. Foster, selon qui «les gestes et les paroles» de M. Aubut «sont une gifle à l'ensemble de celles et ceux qui luttent pour leurs droits».