Les activités dans l'aéroport de Fort Lauderdale avaient repris leur cours dimanche.

Soulagés, les Québécois en provenance de Fort Lauderdale rentrent au bercail

La fusillade de vendredi à l'aéroport de Fort Lauderdale a ébranlé les locaux, mais la vie quotidienne a vite repris son cours, ont raconté les Québécois qui rentraient au bercail, dimanche, à l'aéroport de Québec.
Trois vols partis de Fort Lauderdale ont ramené chez eux nombre de Québécois, dimanche après-midi et en soirée, à l'aéroport de Québec. «Là-bas, les gens étaient très, très concernés par ce qui s'est passé», a expliqué à sa sortie de l'avion Daniel Langlais, ancien chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), maintenant à la tête de la police de Wendake.
Daniel Langlais, à la tête de la police de Wendake, était en vacances à Fort Lauderdale lorsque la fusillade a éclaté.
Le policier était en vacances à Fort Lauderdale, où il a l'habitude d'aller, lorsque la fusillade a éclaté. Le drame a évidemment touché la communauté locale, a-t-il admis, mais les choses sont rapidement revenues à la normale. L'aéroport fonctionnait à plein régime, dimanche, y compris le terminal 2, théâtre de la tragique attaque. 
«Il y avait plein de monde à l'aéroport, plus que d'habitude. Les files d'attente allaient jusqu'à l'extérieur de l'aéroport, ça a été long», a expliqué M. Langlais, pointant les vols à reprendre pour expliquer le phénomène. 
Sans surprise, il y avait plusieurs caméras de télévision toujours postées à l'aéroport, dimanche matin, mais également «beaucoup de sécurité», a confié le chef policier de Québec. 
Un constat fait par pratiquement tous ceux qui ont débarqué du vol de Sunwing en provenance de Fort Lauderdale, vers 16h, samedi.
«Il y avait des agents avec de grosses mitraillettes qui arpentaient l'aéroport», a souligné Édouard Garneau à son arrivée à Québec. Surtout autour du terminal 2, il y avait des patrouilles et des camions avec des escouades canines, a-t-il fait remarquer.
Le jeune homme ne se trouvait pas à Fort Lauderdale même, vendredi, plutôt un peu plus au nord, dans la région. Il n'a pas senti que la vague de consternation suivant la fusillade s'est rendue jusqu'à lui. L'attitude et le quotidien des gens du coin sont demeurés inchangés. 
Pour ce qui est de la foule à l'aéroport de Fort Lauderdale, dimanche, le Québécois n'y voyait qu'un «dimanche de fin de vacances». De nombreux passagers en attente de vols, comme à l'habitude.
«Samedi, les files étaient beaucoup plus longues, avec le terminal 2 fermé. Mais aujourd'hui, on n'a pas vu de grosses différences», a pour sa part mentionné Dany Turbide, rentrant au Québec avec sa femme et sa fille.